(Benjamin Hounkpatin et Shadiya Assouman intérimaires)
À la suite des élections législatives du 11 janvier 2026, marquées par l’élection de plusieurs membres du gouvernement à l’Assemblée nationale, aucun remaniement ministériel n’est envisagé. Selon des sources proches du gouvernement, les départs liés aux nouveaux mandats parlementaires ne donneront pas lieu à une recomposition de l’équipe exécutive.
Cette position avait d’ailleurs été clairement exprimée par le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, lors de sa dernière rencontre avec les organes de la presse écrite au siège du Groupe de presse Le Matinal, ile 21 janvier dernier. Il avait affirmé qu’il n’y aura pas de remaniement, nonobstant l’élection de quatre membres du gouvernement en qualité de députés. D’après le compte rendu du conseil des ministres du mercredi 18 février, deux ministres élus députés font leurs adieux à l’Exécutif. Il s’agit de Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et de Jean-Michel Abimbola du Tourisme, de la culture et des arts, qui ont exprimé au chef de l’Etat leur volonté de siéger à l’Assemblée nationale, en se conformant ainsi aux prescriptions légales, requête dont Patrice Talon a pris acte. L’intérim de leurs portefeuilles est désormais organisé. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, assurera l’intérim du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Quant au portefeuille du Tourisme, de la culture et des arts, il sera confié au ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Assouman. Pour l’heure, Abdoulaye Bio Tchané, en charge du Développement et de la coordination de l’action gouvernementale, ainsi que le ministre de l’Industrie et du commerce Shadiya Assouman poursuivent leur mission au sein de l’équipe gouvernementale.
Les suppléants appelés à siéger
Ayant fait l’option d’être maintenus au gouvernement, les ministres Abdoulaye Bio Tchané et Alimatou Shadiya Assouman renoncent de facto à siéger au Parlement. Ils ouvrent subséquemment droit à leurs suppléants respectifs Idrissou Amadou et Mounifa Karim Tidjani de siéger pour le compte de la mandature parlementaire en cours. Si le premier va faire son baptême parlementaire au sein de la dixième législature, la deuxième, quant à elle, sera à sa deuxième expérience. En effet, la suppléante de Shadiya Assouman a déjà siégé au sein de la neuvième législature. Les deux nouveaux députés seront probablement installés lors de la prochaine plénière de l’Assemblée nationale. Toutes ces hypothèses sont émises sous réserve de la possibilité dont disposent les ministres concernés de reconsidérer leur position avant l’expiration de la période d’option de un mois que leur confère la loi. Lequel délai expire le 7 mars 2026.
Gabin Goubiyi
Le Matinal du 05 septembre 2022
















