Au Bénin, le directeur général du Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) et son ex-directeur des risques étaient lundi 7 juillet 2025 devant un juge de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Ils ont été invités pour une affaire de harcèlement par le biais d’une communication électronique.
Le directeur général du Fagace, la victime dans cette affaire, a été le premier invité à la barre par le juge de la Criet. Dans ses explications, il confie au juge que c’est suite à des tracts bien préparés pour pouvoir ternir l’image de l’institution et de son directeur général. L’objectif final, selon ce dernier, est de le faire partir car il ne permettrait pas les mêmes pratiques qu’à l’ancienne où il y avait de sérieux problèmes de gouvernance. L’autre objectif toujours selon le directeur général, c’est de l’empêcher d’avoir son second mandat. Selon les déclarations du directeur général à la barre, « tout a commencé le 19 juillet 2023, quand en plein conseil des ministres du Fagace, un administrateur qui est membre du réseau a accusé le directeur général de fraude. J’ai été même accusé d’avoir imité la signature du président du conseil des ministres d’alors qui est le ministre du Burkina Faso ». Il dit qu’on l’accuse d’avoir pris une décision de 2008 sur les avancements. « Le tract, c’était pour m’achever car, j’empêche les gens de bouffer. Si le Dg n’a pas faim, nous, on a faim », a déclaré le directeur général. De ses explications, il ressort que les clés et les codes du coffre-fort contenant des sûretés sont restés avec l’ex-directeur des risques du Fagace.
Levée d’immunité
Dans ce dossier, il s’est posé à la barre entre avocats un problème d’immunité. Le directeur général a expliqué que les textes lui donnent le droit de lever l’immunité de l’ex-directeur des risques. Selon les conseils, lorsque la plainte a été déposée contre X, la Police a manifesté le désir de faire une descente au sein du Fagace, qui est une entité à statut diplomatique, c’est dans ce cadre qu’il est demandé au directeur général de lever l’immunité. Ce qui a été fait. Pour la poursuite du dossier, il est sollicité que le ministre des Affaires étrangères puisse se prononcer sur la médiation. Le juge a renvoyé le dossier au 20 octobre 2025.
Par ailleurs, il est à souligner que le directeur général est un ressortissant tchadien et l’ex-directeur des risques est mauritanien.


















