S’exprimant sur plusieurs sujets d’actualité lors d’une conférence de presse tenue jeudi 31 juillet 2025, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a abordé l’actualité liée à la fillette Mira Goudjo qui a imploré le président Talon de libérer ses parents incarcérés.
Pour le porte-parole du gouvernement, ce n’est pas un cas isolé d’avoir des enfants dont les parents sont en prison pour une raison ou une autre. « Dans nos prisons à date, il doit y avoir autour de 13 000 personnes en détention. Ces 13 000 personnes sont, pour la plupart, des pères et des mères de famille. Donc, vous comprendrez que le cri de la petite Mira soit également celui de tous les autres enfants anonymes. Nous avons entendu et nous pensons à tous ceux qui sont en détention et qui doivent répondre des faits qui leur sont reprochés avec le souhait et l’espoir que le temps de la justice arrive au plus tôt pour que les responsabilités soient situées et que si il y a moyen pour les mises en cause de s’en tirer à bon compte que cela soit le cas. Et que s’il y a des choses qu’on leur reproche dont ils doivent répondre en tant que citoyen et justiciable au même titre que les autres, qu’ils puissent répondre de ce qui leur est reproché », a laissé entendre Wilfried Léandre Houngbédji.
Pour rappel, c’est dans une lettre manuscrite datée du 8 mai 2025, largement relayée sur les réseaux sociaux que Goudjo Mira, élève en classe de CM2 et âgée de 10 ans, a imploré le président de la République, Patrice Talon, de gracier ses parents incarcérés depuis juillet 2022 dans l’affaire dite « Tiens Ds Com ». Ses parents, ont été condamnés par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).

















