Depuis son avènement, le gouvernement Talon a déployé un arsenal conséquent pour lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Pour renforcer cette dynamique, le Conseil des ministres du mercredi 1er juin 2022 a décidé de la mise en œuvre des recommandations du rapport d’évaluation mutuelle du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Bénin.
Le gouvernement du Bénin fait des efforts dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Pour mieux mener ce combat, Il est nécessaire d’actualiser les instruments de lutte pour faire face aux nouveaux enjeux qui fondent les sessions d’évaluation du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Bénin. En effet, la loi 2018-17 du 25 juillet 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin, ainsi que la loi n°2020-25 du 02 septembre 2020 portant modification de la loi 2018-17 du 25 juillet 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin ne suffisent plus à bien mener cette lutte. Certes, elles internalisent bien les directives de l’Uemoa et sont conformes au cadre juridique. Cependant, le rapport d’évaluation a noté des insuffisances. Ledit rapport, sur la base des insuffisances relevées, propose un plan d’actions autour de neuf volets stratégiques visant notamment le renforcement du cadre législatif et réglementaire de la lutte, de la politique et des stratégies nationales, des capacités opérationnelles et stratégiques ; des capacités d’enquêtes et de poursuite ; du contrôle et de la supervision des institutions financières, des systèmes de conformité des entreprises professionnelles non financières ainsi que de la lutte contre le financement du terrorisme. Tout ceci a pour but de rendre la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme encore plus efficace.
Wilfrid Noubadan

















