Le budget global du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep), au titre de l’exercice 2026, est de 147 457 726 457 FCfa contre 147 596 010 816 F Cfa en 2025. L’objectif est d’accroître les performances agricoles du Bénin en 2026. C’est ce qui a été décidé en commission budgétaire de l’Assemblée nationale, ce jeudi 27 novembre 2025.
Le budget du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche est pratiquement le même que celui de l’année 2025. Les dépenses d’investissement représentent 60% du budget et s’établissent à 88 200 572 103 F Cfa. Il sera financé à hauteur de 65% par les ressources internes, 35% par les ressources externes, a-t-on appris de source proche de la commission budgétaire. « Le budget 2026 dudit ministère est élaboré dans un contexte où l’agriculture béninoise s’est révélée comme l’une des plus performantes sur le continent africain sur la période 2016-2024 sous le leadership éclairé du Président Patrice Talon. En effet, la 5ème revue biennale des engagements pris par les chefs d’Etats à Malabo pour la transformation accélérée de l’agriculture en Afrique, a révélé que sur la décennie, l’agriculture béninoise est la première performance de l’Afrique de l’ouest et la cinquième performance de toute l’Afrique », selon la présentation du ministre Gaston Dossouhoui. Cette performance a été obtenue en dépit des chocs externes auxquels le Bénin a été confronté, notamment : la crise russo-ukrainienne, la crise sécuritaire au Sahel, la fermeture des frontières avec le Niger, la dépréciation du cours du Naïra et les effets des changements climatiques, a-t-il souligné. La priorité de ce budget exercice 2026 est de poursuivre et consolider les acquis pour rendre l’agriculture encore plus dynamique et plus performante. « Ces ressources permettront de mener par programme, des activités à fort impacts sur le secteur agricole. Pour le Programme agriculture, les ressources sont orientées vers quatre actions majeures que sont l’appui à la production et au renforcement de la résilience des exploitations agricoles avec un accent sur la production, l’importation et la mise en place subventionnées des semences à haute productivité, la mise en place de fertilisants conventionnels et biologiques, le déploiement du conseil agricole dédié, le renforcement de l’accès subventionné aux kits et services de mécanisation agricole, etc, la réalisation des aménagements hydro-agricoles de périmètres rizicoles et maraîchers et des infrastructures de désenclavement, la réalisation des infrastructures marchandes, le développement de services et l’appui aux unités de transformation agroalimentaire, la facilitation du financement agricole avec le Fonds national de développement agricole (Fnda) », à en croire la présentation du ministre. Ces actions impacteront les niveaux de production et de transformation des principales filières à savoir : le riz, le maïs, l’anacarde, le maraîchage, l’ananas, le soja, le coton, le palmier à huile, l’arboriculture fruitière. Elles permettront de garantir la souveraineté alimentaire, la création de la richesse et de l’emploi notamment au profit des jeunes et des femmes, a-t-il précisé.
Quid des programmes élevage et pêche ?
Par rapport au Programme élevage, il est indiqué que le budget traduit la volonté de l’Etat de relever le niveau des investissements dans ce sous-secteur en vue de renforcer la capacité de production nationale de viandes et de réduire la dépendance aux importations. Les principales actions à mettre en œuvre sont relatives à la promotion d’un nouveau type d’élevage garantissant plus de rentabilité aux éleveurs avec la production fourragère, la mise en place de compléments alimentaires, la mise en place de semence animale fraîche et des géniteurs à performance en viande, selon l’exposé du ministre de l’Agriculture. En ce concerne le Programme pêche et aquaculture, il a été indiqué que les principales actions prévues sont relatives à l’appui à la production de poisson avec la mise en place de villages aquacoles, la mise en place d’alevin et d’aliments pour poisson, la gestion des écosystèmes aquatiques avec le développement de réserves biologiques et le respect de repos biologiques, le développement des infrastructures pour la valorisation des produits de pêche et d’aquaculture : la construction du port de pêche de haut standing, de marchés à poisson, d’embarcadères et de débarcadères.
Jules Yaovi Maoussi
Br Ouémé/Plateau )

















