Le ministre de l’Energie, de l’eau et des mines, à l’instar de ses collègues, était face aux membres des différentes commissions parlementaires pour présenter son budget dans le cadre de l’élaboration du projet de la loi des finances, gestion 2026. Selon les projections pour 2026, une cagnotte de plus de 175 milliards de francs Cfa seront allouées au ministère pour une soixantaine de projets.
Cent soixante-quinze milliards deux cent soixante-treize millions cinq cent trente-sept mille deux cent sept (175.273.537.207) francs Cfa. C’est le budget dont aura besoin le ministère de l’énergie, de l’eau et des mines pour la gestion 2026. En effet, dans le cadre de l’accomplissement des efforts restants pour l’accès universel à l’eau et à l’énergie et pour mieux faire contribuer le secteur extractif à la formation de la richesse nationale, soixante-quatre (64) projets sont retenus dans le Programme d’investissement public du ministère dont vingt-six pour le Programme Energie, vingt-neuf pour le Programme Eau, sept pour le Programme Mines et deux pour le Programme Pilotage et Soutien. Ces points d’application de la politique du ministère au titre de la gestion 2026 seront financés, conformément au Cadre de Dépenses à Moyen Terme (Cdmt 2026-2028), à hauteur de la cagnotte prévue contre deux cent trois milliards cent quarante-six millions cent soixante-dix mille cinq cent vingt-six (203.146.170.526) francs CFA en 2025, soit un taux de régression de 13,72%. Par nature de dépenses, ce budget se décline en 2,26% pour les dépenses ordinaires, soit 3.960.104.425 francs CFA pour les activités de soutien aux trois programmes métiers et 97,74% de dépenses en capital, soit 171.313.432.782 francs Cfa pour la mise en œuvre des projets et programmes. En référence au cadre de performance retenu pour le triennal 2026-2028, il est alloué pour la tranche annuelle 2026 et à chaque programme budgétaire les crédits s’élevant à 59 370 646 852 francs Cfa pour le Programme « Energie » dont l’objectif est d’augmenter, entre autres, le taux de couverture et le taux d’électrification national, à 108 430 191 272 francs Cfa pour le Programme « Eau » pour l’amélioration du taux de desserte en eau potable en milieu urbain et le taux de desserte en eau potable en milieu rural. Le Programme « Mines » qui vise une progression significative des recettes liées aux activités extractives aura un crédit de 2 189 433 978 francs Cfa et 5 283 265 105 francs Cfa ont été alloués au programme « Pilotage et Soutien » pour créer les conditions optimales pour la mise en œuvre efficace et efficiente des trois autres programmes métiers. Les perspectives pour la gestion 2026 porteront sur l’électrification des localités rurales frontalières, le démarrage des travaux préliminaires pour la construction d’une centrale de 42 Mw à Maria-Gléta, le démarrage des travaux préliminaires pour la construction d’une centrale de 148 à 225 Mw à la Gdiz, la poursuite des travaux de construction de centrales solaires photovoltaïques de 25 Mw à Pobé pour porter la capacité de production du site à 75 Mw, de 25 Mw à Kandi, de 15 Mw à Bohicon, de 15 Mw à Parakou, de 10Mw à Djougou et de 10Mw à Natitingou.
Des infrastructures d’envergure pour un mieux-être collectif des populations
Les projections prévoient aussi l’intensification des travaux de raccordement au réseau électrique des zones périphériques à forte extension démographique et spatiale, le renforcement du réseau de transport d’électricité, la poursuite des études et des travaux de réalisation de forage d’exploitation dans les huit villes du Bénin non encore couvertes par la Soneb, la réalisation et l’achèvement des trauaux d’infrastructures hydrauliques dans les zones de socle, le démarrage des travaux d’infrastructures hydrauliques dans les communes de Ouesse, Cobly, Gogounou, Toucountouna et Copargo, Karimama, Covè, Boukombé, Bassila, Allada, Bembèrèkè, Nikki. En 2026, le ministère aura aussi à travailler pour la mise en service du système d’alimentation en eau potable dans la zone d’Akpakpa, la mise en service de plusieurs dizaines de SAEPmV, la mise en service de quatre barrages multifonctions dans le Nord Bénin, la mise en valeur d’une quarantaine de forages artésiens, la construction d’un laboratoire de recherche et d’analyse des ressources minérales, la promotion et la valorisation du potentiel minier du Bénin, l’accélération des travaux d’exploration et d’exploitation pétrolière sur le Champ pétrolifère de Sèmè, le démarrage des travaux de construction du laboratoire de contrôle de la qualité des produits pétroliers. Selon le ministre, José Tonato, ce projet de budget est la réponse annuelle aux défis restants dans les sous-secteurs Eau, Energie, Mines et Hydrocarbure pour assurer le mieux-être collectif à toute la population béninoise en ce qui concerne notamment, l’accès à l’eau potable et à l’énergie.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)



















