Du 24 au 25 novembre 2025, la ville de Luanda en Angola a accueilli le septième sommet Union africaine – Union européenne avec la participation de 80 délégations en provenance des pays membres des deux organisations et d’autres instances faitières. Au cours des échanges, d’importantes recommandations ont été prises par les différentes parties pour la consolidation de la paix et un partenariat « unique et stratégique ».
« Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme efficace ». C’est le thème central autour duquel s’est tenu le septième sommet Union africaine – Union européenne à Luanda en Angola. Une occasion pour les gouvernements, la société civile, le secteur privé et les représentants de la jeunesse des deux continents de réfléchir à l’évolution du partenariat. Au terme des échanges, l’Afrique et l’Europe ont réaffirmé leur volonté de défendre le multilatéralisme, présenté comme le seul rempart contre les dérives géopolitiques actuelles. Les deux parties ont adopté une déclaration conjointe articulée autour de 49 points principaux. Il s’agit d’un partenariat « unique et stratégique » approfondi en portée par des liens institutionnels, commerciaux, d’investissement et humains jugés « exceptionnellement solides », la promotion du multilatéralisme, le renforcement des relations commerciales, le développement de la collaboration sur les minerais stratégiques et la réduction de l’immigration illégale tout en favorisant la mobilité des citoyens des deux blocs. Le communiqué final est aussi revenu sur la défense de l’ordre multilatéral et des principes de souveraineté, la mise en place de profondes réformes des institutions internationales pour mieux répondre aux défis mondiaux, régionaux et nationaux, les conflits en Afrique et en Ukraine. Les deux continents ont salué les avancées du Programme d’investissement Afrique–Europe du Global Gateway, qui mobilise les fonds publics et privés européens autour de projets stratégiques.
Autres sujets abordés
La modernisation des infrastructures de transport, d’énergie et du numérique, la transition climatique et la mise en place d’un cadre réglementaire et institutionnel pour la gestion des corridors de transport en Afrique sont d’autres points abordés. Par ailleurs, la question de la dette publique, le soutien des mécanismes de restructuration, la création d’instruments financiers innovants pour réduire le coût du capital en Afrique occupent une place importante dans la déclaration. Pour finir, les deux parties ont aussi échangé sur les questions d’énergie, de transition numérique et agriculture, la mobilité des jeunes, des étudiants et des chercheurs et un engagement à favoriser les échanges culturels et la circulation des œuvres culturelles. Des déclarations fortes ont été faites par les responsables. « Lorsque nous permettons à un État, quel qu’il soit, de bafouer la sérénité et les frontières internationalement reconnues d’un autre pays, nous les autorisons tous à en faire de même. C’est pourquoi il n’existe aucune alternative à l’ordre multilatéral et international fondé sur des règles », a déclaré le président du Conseil européen, Antonio Costa. A sa suite, Tete Antonio, le chef de la diplomatie angolaise, en revenant sur les relations commerciales, a indiqué qu’il faut que l’on arrive à exporter du cobalt, mais aussi des batteries de véhicule. « Nous avons parlé de paix, de sécurité, de gouvernance mais surtout, nous avons rappelé qu’il faudra bien que l’on travaille de façon à ce que la prospérité soit partagée et que les valeurs de solidarité, de coopération et de dialogue soient préservées », a-t-il ajouté. Le prochain sommet se tient en 2028.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)




















