Les femmes étaient à l’honneur le samedi 08 octobre 2022, à Bohicon, dans le cadre de la célébration de la 5ème édition de la miss ‘’Yonnou Adokon’’. Une compétition d’art culinaire placée sous le haut parrainage de Lucienne Batcho, présidente de l’Association des femmes battantes Midokpo Aditi (Afebama) qui, à l’occasion, a offert des bourses d’études universitaires et de formation aux douze candidates en lice. Au terme de cette compétition riche en couleurs, Aimée Akouèdénoudjè, venue du Littoral, a décroché la couronne avec 16,50 de moyenne.
Défenseuse ardente de la cause féminine, Lucienne Batcho, présidente de l’Association des femmes battantes Midokpo Aditi (Afebama), n’a pas hésité un seul instant à apporter sa caution à l’organisation de la 5ème édition de miss ‘’Yonnou Adokon’’. Impliquée dans l’organisation de par ses conseils et ses orientations, elle a laissé sa touche particulière à la réussite de l’évènement dont le but est de promouvoir la femme dans toute sa dimension par le biais de l’art culinaire de son milieu. «Afebama a accepté d’accompagner cette initiative de la jeunesse parce que sa vision et ses objectifs cadrent parfaitement avec ceux de notre association », a laissé entendre Lucienne Batcho, la présidente dudit creuset. En effet, l’association des femmes ‘’Midokpo Aditi’’ œuvre pour l’épanouissement de la femme et le bien-être de son foyer. A ce titre, elle intervient dans l’éducation, le leadership féminin pour le développement social du Bénin, la promotion du genre et la protection de l’environnement. «On ne peut pas parler du développement sans la culture, l’artisanat et l’entreprenariat qui sont aussi nos domaines de prédilection. Le promoteur de miss ‘’Yonnou Adokon’’ a entrepris une initiative qui va dans le sens de la promotion de l’artisanat et la culture béninoise. Logiquement, Afebama ne peut pas rester en marge de ces genres d’initiatives d’où notre implication dans l’organisation », a explicité la présidente. Dans son combat de valorisation de la femme, Lucienne Batcho, promeut également l’emploi pour limiter le chômage et la dépravation des mœurs. A cette compétition âprement disputée, douze candidates étaient en lice, soit une par département. L’akassa accompagné du ‘’Monyo’’, un plat traditionnel de l’Ouémé, était le sujet traité. Chacune des candidates, devant le public, a réussi à préparer surplace ce met africain dont les membres du jury ont apprécié la teneur, la saveur et l’odeur. La présentation, la tenue vestimentaire et la démarche sur scène étaient aussi notées. Leurs capacités intellectuelles ont été également testée à travers un questionnaire de culture générale. Le jury est resté très méticuleux dans les moindres détails. L’objectif ici est de mettre en exergue l’universalité de la femme qui a la capacité de valoriser la culture auquel elle n’appartient pas. A la délibération, Aimée Akouèdénoudjè, du Littoral a totalisé 16,50 de moyenne. Elle devient ainsi la championne de la 5ème édition. Martine Kamakpogni est sa première dauphine avec 15,83 points. Elle vient du Couffo. La deuxième dauphine répond au nom de Levinsky Gbètoénonmon. Elle a défendu les couleurs du Zou avec 14,83 points. Leur quatrième, c’est-à-dire la miss fair-play ‘’Yonnou Adokon’’ est venue de la Donga. Elle est rentrée avec un lot de consolation. Les autres, quant à elles, ont gagné des lots en nature très intéressants composés essentiellement des glacières, des cuisinières et des récipients en plastique. Pour la présidente de Afebama, c’était une satisfaction totale. Elle a été séduite par le dynamisme des candidates, le sérieux qui a caractérisé l’organisation puis le sujet mis en valeur. Même sentiment de fierté du côté des lauréates.
Zéphirin Toasségnitché (Br Zou-Collines)

















