Le juriste en droit public, Franck Béhanzin et l’ancien membre de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Agapit Napoléon Maforikan pensent que la lutte contre la corruption a connu du succès ces cinq dernières années. Ils l’ont fait savoir ce dimanche 13 décembre 2020 sur l’émission « 90 minutes pour convaincre » de la radio nationale. Pour Franck Béhanzin, la présence du gendarme est le début de la sagesse. « Quand on a commencé par punir sévèrement les faits corruptibles, on a constaté qu’il y a un ressaisissement des citoyens béninois. On constate aujourd’hui, que le citoyen béninois a plus de regard de responsabilité face aux biens publics et donc la lutte engagée depuis 2016 est une lutte à succès », a-t-il expliqué. Un avis que partage son vis-à-vis, Agapit Napoléon Maforikan qui estime que le gouvernement n’a pas eu besoin de l’Anlc pour avancer sur ce terrain. « C’est un indicateur sur l’affirmation selon laquelle la lutte contre la corruption requiert une volonté politique accrue. L’Anlc a été installée en 2013 à travers la loi 2011-20. Cette loi ne permettait à l’Anlc que de dénoncer au procureur à charge. Il revenait à lui d’en faire ce qu’il veut. Sur les dénonciations faites à l’Anlc et au procureur, on n’a pas bougé sur beaucoup de dossiers. Aujourd’hui, depuis la réforme de la loi sur le système judiciaire, ce qui a permis la création de la Criet, je pense que le gouvernement a compris qu’entre discours et actions, il faut passer à l’action. Donc, la loi sur la Criet a permis simplement à cette juridiction spéciale de s’occuper de ces cas comme l’Anlc l’avait recommandé à plusieurs reprises », a-t-il ajouté.


















