Dans le cadre du jeu concours dénommé ‘’Village totalement assaini avec Zéro enfant malnutri’’ (Vta-Zem), organisé par le Centre d’études, de recherches et d’interventions pour le développement (Cerid-Ong) au profit des 95 villages que compte la Commune de Djidja, seul le village de Bowé, dans l’arrondissement de Dohouimè a pu tirer son épingle du jeu. Il a reçu le premier prix, le lundi 1er décembre 2025, à la faveur d’une cérémonie solennelle présidée par le maire, Mathias Agnoun.
Bowé a été sacré meilleur village le plus propre sans enfant malnutri de la Commune de Djidja au terme du concours ’’Village totalement assaini avec Zéro enfant malnutri’’ (Vta-Zem), organisé par le Centre d’études, de recherches et d’interventions pour le développement (Cerid-Ong) au profit des 95 village de la Commune. Son endurance, son engagement et la détermination des femmes à travers les groupements Gfaan, Rephab et du club des pères, ont été célébrés à l’occasion de la cérémonie de remise de prix attribué à quatre personnes dont le chef du village et un trophée. Sis dans l’arrondissement de Dohouimè, Bowé a également bénéficié d’une paillote communautaire qui sera érigé dans deux mois au plus. Financé par les Pays-Bas et piloté par l’Unicef, ce programme s’inscrit dans la mise en œuvre du projet de ‘’Renforcement de la mise en œuvre intégrée des approches visant le continuum de l’offre et la demande de services intégrant le genre et l’équité dans les 95 communautés / villages autour des écoles à cantines dans la Commune de Djidja. Pour Marcel Assignamè, le Directeur exécutif de Cerid-Ong, ce modèle de synergie d’action expérimenté avec succès à Za-Kpota est implémenté à Djidja.
Des méthodes innovantes pour des résultats probants
Il met au cœur de l’action, les femmes, principales actrices de développement. « Notre philosophie repose sur l’idée que le changement durable doit être porté par la communauté elle-même. C’est pourquoi nous avons mis au cœur de notre stratégie deux produits essentiels : le Rephab et le Gfaan », a indiqué le De/Cerid. En remettant cette récompense au village Bowé, il célèbre sa discipline, sa redevabilité envers lui-même, et sa capacité à montrer la voie. « Nous sommes fiers de voir que zéro enfant de 6 à 59 mois sont en bonne état nutritionnel suite au dépistage de MAS. C’est plus qu’une statistique, c’est une promesse d’avenir tenue », s’est-il réjoui. L’autorité communale n’a pas aussi caché sa satisfaction. « A travers cette initiative, Djidja envoie un message fort: nous sommes capables, ensemble, de créer des villages propres, résilients, économiquement dynamiques et exempts d’enfants malnutris », a fièrement souligné Mathias Agnoun. Au nom de son conseil communal, il réaffirme sa disponibilité à poursuivre ce partenariat, à renforcer la gouvernance locale, et à travailler aux côtés de Cerid-Ong, de l’Unicef, des Wash Pays Bas et autres partenaires pour faire de Djidja un exemple national en matière de nutrition et autonomisation des femmes. Innocent Nakantondé, le chef du village de Bowé a, pour sa part témoigné sa reconnaissance à Cerid-Ong, à ses partenaires et à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à leur succès. « Avec l’accompagnement de Cerid-Ong, Unicef, Pays-Bas et de ces autres partenaires, nous avons amélioré nos pratiques en matière d’hygiène, d’assainissement et de nutrition. Ce prix n’est pas la victoire d’une seule personne, mais celle de tout Bowé. Nous prenons l’engagement de maintenir le cap et devenir un modèle pour toute la commune de Djidja », a-t-il promis.
Zéphirin Toasségnitché
(Br : Zou-Collines)



















