En prélude au Congrès international sur la santé des femmes africaines (Cisfa) qui se tiendra du 8 au 10 juillet 20026 au Palais des congrès de Cotonou, l’Institut national de la femme (Inf) a tenu, le mardi 7 juillet 2026, des ateliers préparatoires sur ledit congrès. L’une de ces séances a été présidée par Huguette Bokpè Gnacadja, présidente de l’Inf en présence des représentants du Collège national des gynécologues et obstétriciens du Bénin (Cngob), de l’Institut de recherche pour le développement (Ird) et des membres du bureau l’Institut des femmes (Wish) de l’Université de Paris.
« Consentement dans les soins en gynécologie et obstétrique » : c’est ce thème qui a servi de fil conducteur aux échanges et réflexions lors de l’atelier précongrès Cisfa de l’Inf le mardi 7 juillet 2026. Portant sur la problématique relative à la santé des femmes en Afrique, cet atelier s’inscrit dans un contexte où le consentement dans les soins gynécologiques et obstétricaux soulève des questions éthiques, juridiques et cliniques. L’objectif principal de l’atelier précongrès Cisfa est la création d’un espace de parole bienveillant entre les professionnels de santé, les chercheurs et les membres de la société civile pour débattre de l’épineuse question relative au consentement dans les soins gynécologiques et obstétricaux. Huguette Bokpè Gnacadja, présidente de l’Inf, a, dans son allocution, rappelé les missions assignées à l’Inf. « Notre mission, c’est une mission à deux branches : lutter contre toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard des femmes et des filles au Bénin, et promouvoir l’intégrité féminine dans toutes les sphères et dans tous les domaines. C’est à la fois une mission d’action en termes de prévention, de sensibilisation, d’information, mais aussi de défense en termes d’assistance juridique, d’assistance judiciaire avec un pouvoir spécial d’être en justice et de pouvoir accompagner les victimes de violences basées sur le genre », a-t-elle laissé entendre. Poursuivant son intervention, Huguette Bokpè Gnacadja a souligné que le droit au consentement est sujet à des limites dans le seul intérêt de la préservation de la vie humaine. Le Bénin n’a pas, selon elle, de loi qui légifère de façon spécifique en matière de consentement lorsqu’il s’agit des actes gynécologiques et obstétricaux, y compris également les lois relatives à la santé de la reproduction. A en croire les explications de Clémence Schantz, sage-femme et chargée de recherche de l’Ird, « de nombreuses institutions nationales et internationales reconnaissent que la biomédicalisation de l’accouchement constitue une avancée majeure pour la santé des femmes et des enfants. Mais elle peut également conduire à des actes et comportements qui ne respectent pas l’intégrité physique et mentale, voire à des pratiques non justifiées ».
Patrice Zoundé (Coll)




















