Depuis son lancement, le programme “Consommer Local” s’impose comme l’un des piliers majeurs de la politique économique du Bénin. Dans une interview accordée à Cadreco, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, a dressé un bilan très encourageant des retombées de cette initiative nationale.
Pour la ministre, “Consommer Local” va bien au-delà d’une simple campagne de sensibilisation. Il s’agit d’un axe stratégique visant à valoriser la production nationale, réduire la dépendance du pays aux importations, créer des emplois et soutenir les revenus des producteurs. « C’est un levier de souveraineté économique et un outil de transformation sociale », a-t-elle souligné. Le gouvernement a accompagné cette dynamique par la construction de marchés modernes à travers le territoire. Ces infrastructures, conformes aux normes internationales d’hygiène, de traçabilité et de confort, offrent aujourd’hui un cadre propice aux échanges entre producteurs, transformateurs et consommateurs. Ces espaces commerciaux sont devenus de véritables vitrines du Bénin en marche vers la modernité économique, renforçant la visibilité du “Made in Benin” et améliorant l’image du pays auprès des investisseurs.
Des résultats concrets sur le terrain
Les effets du programme sont visibles à plusieurs niveaux. D’abord, les habitudes de consommation évoluent : les ménages béninois privilégient de plus en plus les produits locaux, qu’il s’agisse des denrées alimentaires, boissons, huiles, farines, riz, textiles ou articles d’artisanat. Cet engouement témoigne d’un changement culturel profond en faveur de la production nationale. Du côté des producteurs, les impacts sont tout aussi notables : hausse des ventes, amélioration de la qualité et du conditionnement des produits, forte demande sur les marchés, et par conséquent, accroissement des capacités de transformation. Plusieurs entreprises locales enregistrent ainsi une progression significative de leur chiffre d’affaires. Parallèlement, des structures d’accompagnement telles que l’African Design School ont contribué à renforcer la présentation, l’esthétique et la valeur perçue des produits béninois, consolidant leur position sur les marchés nationaux et internationaux. Au-delà des performances économiques, le programme a favorisé une prise de conscience collective. Les producteurs se montrent désormais plus exigeants sur la qualité et la compétitivité, tandis que les consommateurs affichent une fierté renouvelée vis-à-vis du “Made in Benin”. Pour la ministre Shadiya Alimatou Assouman, ces efforts conjoints traduisent une dynamique irréversible : « Le “Made in Benin” s’impose aujourd’hui comme un label de confiance et de qualité, symbole de la créativité et du savoir-faire béninois ».
L.A.



















