Au soir du dimanche 11 février 2024, la Côte d’Ivoire devenait le vainqueur de la 34ème Coupe d’Afrique des nations (Can) qu’elle accueillait depuis le 13 janvier dernier. Entre temps entraîneur adjoint de la sélection des Éléphants, Emerse Faé a été nommé intérimaire à la suite du départ en pleine compétition de son principal, Jean-Louis Gasset.
Le jeune technicien de 40 ans hérite alors d’une équipe humiliée par la Guinée équatoriale (4-0) sur ses installations lors de la troisième journée de la phase de groupe du tournoi. En proie à une profonde discorde et un grand désamour, la sélection ivoirienne avait essuyé toutes les critiques même les plus acerbes puisque s’étant retrouvée au seuil de l’élimination. Les défaitistes n’y croyaient plus. Ils n’avaient peut-être pas compté avec l’histoire parce que miraculeusement, Serge Aurier et ses copains, au bord du gouffre, ont été relancés in extremis dans la compétition grâce à une victoire du Maroc sur la Zambie lors de la troisième journée des phases de poule. Rachetée en position de quatrième meilleure troisième, la Côte d’Ivoire continue le challenge avec à sa tête, son ancien international, Emerse Faé. L’homme impose dès son arrivée. Il donne un nouveau visage tactique, athlétique et surtout un mental d’acier à la formation. Il enchaîne alors les résultats en sortant le Sénégal, champion en titre, renversant le Mali, terrifie la Rd Congo. D’un coup de patte en finale, l’Éléphant broie l’Aigle nigérian pour inscrire sur sa tunique de l’histoire de la Can, sa troisième étoile. Grand artificier de cette performance xxl, Emerse Faé s’était prononcé sur son avenir avec les Éléphants. « Si je ne suis pas confirmé au poste après la victoire en finale, ce ne serait pas une déception parce que j’aurai la coupe», avait-il confié la veille de la finale contre le Nigéria. Au lendemain de cet exploit, les regards sont fixés sur les dirigeants qui vont décider de l’avenir de l’ex-joueur du Fc Nantes.
A.T


















