Le vendredi 8 mai dernier, en marge d’une visite d’inspection à l’école primaire publique de Hlazounto dans le 12ème arrondissement de Cotonou, le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, a été alerté par le chef quartier d’une situation particulièrement préoccupante : une grossiste d’essence kpayo occupait les abords immédiats de l’établissement, entreposant sa marchandise dans des fûts et bidons contre la clôture de l’école. Conscient du danger extrême que représente la présence de produits hautement inflammables à proximité des enfants et de leurs enseignants, le maire s’est rendu immédiatement sur les lieux et a enjoint à la commerçante de déguerpir sans délai. Le lundi suivant, une mission conduite par la première adjointe au maire, avec l’appui du commissariat du 12ème arrondissement, a procédé à l’opération de déguerpissement. Aujourd’hui, il n’existe plus une seule goutte d’essence sur le site.
Un danger majeur pour les élèves et les enseignants
La présence de carburant entreposé à quelques mètres des salles de classe exposait quotidiennement les élèves et leurs enseignants à un risque d’incendie ou d’explosion. Dans un contexte déjà marqué par le drame de Yénawa Daho, où l’effondrement d’un mur scolaire avait blessé plusieurs enfants et enseignants, cette situation ne pouvait être tolérée. Le maire, profondément marqué par ce drame, avait réaffirmé que la sécurité des écoles était désormais une question non négociable à Cotonou.
Le combat acharné du chef quartier
Il convient de souligner la détermination du chef quartier de Hlazounto, qui depuis des années s’est battu sans relâche pour dégager les squatteurs des abords de l’école. Mieux, le domaine occupé est une réserve administrative de la mairie. Son acharnement et sa vigilance ont permis de maintenir la pression et d’alerter les autorités municipales jusqu’à l’intervention décisive du maire.
D’autres occupations irrégulières à traiter
Au delà de cette activité de contrebande, plusieurs autres occupations illégales occupent encore sur le domaine scolaire : une église, une boulangerie et un bar y ont installé leurs activités, privant l’école de son espace et exposant les enfants à des nuisances. La mairie a annoncé que ces cas seront également traités avec fermeté, dans le cadre de la reconquête de l’espace public et de la sécurisation des établissements scolaires.
Un engagement ferme
Cette opération marque une étape importante dans la politique municipale de discipline urbaine et de protection des enfants. La mairie de Cotonou réaffirme son engagement à agir rapidement et efficacement pour que les écoles soient des lieux sûrs, exempts de toute occupation illégale ou dangereuse.
Abdourhamane Touré


















