Nommé par décret n°2024-025 du 17 janvier 2024 en Conseil des ministres du 17 janvier 2024, le Magistrat André Vignon Sagbo a prêté serment le mercredi 9 février 2024 à la Cour suprême. L’audience solennelle a été placée sous l’égide du président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou.
Main droite levée, André Vignon Sagbo a juré de bien et fidèlement remplir sa nouvelle fonction, de l’exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution et des lois, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne donner aucune consultation à titre privé, de ne prendre aucune position publique sur les questions relevant de la compétence de la Cour, et de se conduire en tout, en digne et loyal magistrat. Le serment ainsi reçu par la Cour de céans présidée par Victor Adossou, président de la Cour suprême est un acte majeur dans la marche de la plus haute juridiction en matière administrative et judiciaire. Dans son discours, Victor Dassi Adossou, a d’abord souhaité une retraite paisible au désormais ancien Président de ladite chambre, Innocent Sourou Avognon. Quant au nouveau président installé, le président Victor Dassi Adossou a souligné les exigences prépondérantes de la Cour, exprimées en engagement. Une réforme salvatrice qui a pris corps depuis sa prise de fonction en mai 2021. Après la prestation de serment suivie de l’installation officielle, le nouveau président de la chambre judiciaire de la Cour suprême, André Vignon Sagbo, se dit très reconnaissant et rassure de son engagement. « Je ressens une impression de reconnaissance d’abord au chef de l’État qui a voulu faire ma promotion et ensuite de l’engagement à servir la République. L’Office du juge, c’est de rendre des décisions de qualité et dans un délai raisonnable. Donc, je n’ai pas le choix que de m’insérer dans cette dynamique. Nous tous sommes déjà engagés », a-t-il déclaré. Il est à noter que cette cérémonie de prestation de serment et d’installation a connu, entre autres, la présence du maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, du directeur de cabinet du ministère de la justice, de l’ancien président de la cour suprême, Abraham Zinzindohoué et du procureur spécial près la Cour de répression des infractions économique et du terrorisme (Criet) Mario Mètonou.
Martial Agoli-Agbo
(Br Ouémé-Plateau)

















