Le mardi 5 mai 2026, un policier précédemment en service au commissariat central de Parakou a comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) dans une affaire de libération présumée contre paiement. Selon Banouto, le fonctionnaire de police avec un de ses proches auraient été approchés par les enfants d’un homme placé en garde à vue pour un dénouement heureux. En contrepartie, le policier aurait réclamé la somme de 200 000 F Cfa. Malgré le paiement, le retenu a finalement été déféré au parquet à l’issue de sa garde à vue. Estimant avoir été trahis par le policier, les parents de la victime ont porté plainte ayant conduit à l’interpellation du fonctionnaire de police et de son intermédiaire. À la barre, les deux prévenus ont nié les faits. Le policier a indiqué que l’argent reçu était destiné à aider les enfants à prendre un avocat. Sa défense n’a pas convaincu le ministère public qui a estimé qu’il n’avait pas besoin de prendre de l’argent chez les parents de la victime si effectivement son intention était de vouloir les aider à trouver un avocat. Par conséquent, la substitut du procureur spécial a demandé à la Cour de retenir les deux mis en cause dans les liens de la prévention en les condamnant à 5 ans de prison dont 3 ans ferme ainsi qu’une amende de 1.000.000 de francs Cfa.
Quant aux avocats de la défense, ils demandent la relaxe pure de leurs clients en soutenant que le policier avait été contacté en tant qu’ami et non comme force de l’ordre. Au terme des débats, la Cour a mis le dossier en délibéré à une date ultérieure.


















