À quelques semaines d’affronter le Burkina Faso, la sélectionneure des Amazones U17, Idah Azonsou, tire des enseignements précieux de la défaite concédée en match amical face au leader de la Zone A du championnat national (D1 féminine). Malgré un score de 3-1 en faveur de Dynamique Fc le mercredi 4 mars 2026 à Missérété, le staff technique béninois privilégie la revue d’effectif et l’apprentissage tactique à la simple quête de résultat immédiat.
Sur la pelouse du Centre d’excellence de Missérété, les jeunes Amazones ont passé un test de vérité grandeur nature. En choisissant d’affronter Dynamique Fc, l’actuel patron de la première division féminine (Zone A), Idah Azonsou n’a pas cherché la facilité. Cette confrontation musclée visait avant tout à plonger un groupe largement renouvelé dans les exigences du haut niveau. La sélectionneure assume d’ailleurs pleinement ce choix stratégique en affirmant que « ce match face à Dynamique Fc était un choix assumé » car le futur adversaire, le Burkina Faso, ne sera pas plus aisé à manœuvrer. Le contenu de la rencontre a révélé deux visages distincts de la sélection nationale. Si la première période a permis aux U17 de faire jeu égal et de maintenir un score de parité, la suite du match a mis en lumière des lacunes logiques pour un groupe encore en phase de rodage. Pour la technicienne béninoise, le tableau d’affichage reste anecdotique face aux besoins de l’équipe : « Dans ce contexte, le score importe peu. Cette rencontre est pour nous un match miroir, qui nous permet d’évaluer le travail déjà effectué ». Les points de rupture observés lors de la seconde mi-temps deviendront désormais les chantiers prioritaires des prochaines séances d’entraînement. Il faut dire que le défi est de taille pour l’encadrement technique qui a dû rebâtir une équipe presque de zéro en seulement un mois. La majorité des cadres de la précédente campagne des éliminatoires de la Coupe du Monde n’étant plus éligibles pour des raisons d’âge, le staff a dû mener un vaste travail de détection. « Il faut rappeler qu’il y a un mois, il n’y avait pratiquement pas d’effectif », souligne Idah Azonsou. Après avoir brassé une quarantaine de joueuses lors du premier regroupement, elle travaille désormais avec un noyau réduit d’une trentaine d’éléments afin d’affiner ses choix définitifs. À l’aube de la dernière phase de préparation, le sentiment qui prédomine n’est donc pas la déception, mais plutôt la satisfaction d’avoir une base de travail concrète. Ce test offre désormais au staff, comme l’indique Idah Azonsou, « une meilleure lecture de l’effectif avant d’entrer dans la dernière phase de préparation ». Ce revers à Missérété pourrait bien être le socle sur lequel se construira la qualification des Amazones U17, prouvant une fois de plus que dans le football de formation, la défaite est souvent plus riche d’enseignements que les victoires en trompe-l’œil.
K. B. S. (Coll)




















