Invité de l’émission « Zone Franche » du dimanche 21 septembre 2025 sur Canal 3 Bénin, le député Didier Maixent Djeigo s’est exprimé sur les récents accords politiques et la désignation de Romuald Wadagni comme porte-étendard de la mouvance présidentielle à l’élection du 12 avril 2026. Pour l’élu de la 5ème circonscription, ce choix incarne la raison et l’intérêt supérieur de la Nation.
« Présidentielle 2026 : vie des partis politiques, tractations et enjeux » était le thème de cette émission qui a démarré sur l’actualité liée à l’accord de gouvernance intervenu entre l’Up-R et la Fcbe le 16 septembre 2025. Loin d’une alliance contre nature ou d’un copinage anti-idéologique comme certains se plaisent à le dire, Didier Maixent Djeigo y voit plutôt une avancée de la réforme du système partisan. L’élu de la 5ème circonscription analyse l’accord de gouvernance ou de coalition parlementaire comme une mesure de facilitation et d’adaptation à la réforme du système partisan prévue dans le Code électoral. « C’est un processus d’amélioration du cadre politique pour permettre que la politique soit au service du développement au Bénin » a soutenu le député qui apprécie sous un bon prime, les accords de gouvernance intervenus entre l’Union progressiste le Renouveau et le Bloc républicain d’une part et entre l’Up-R et la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) d’autre part. Pour le député Maixent Djeigo, l’accord formalisé entre son parti et la Fcbe ne mérite pas d’être critiqué. Le député estime que cet accord pourrait probablement permettre au parti présidé par Paul Hounkpè, de disposer d’un duo pour l’élection présidentielle du 12 avril 2026. A l’en croire l’un des objectifs de l’accord est de mettre des parrains à disposition du parti Fcbe le cas échéant, afin de lui permettre de se présenter à la Présidentielle d’avril 2026. Pour lui, cet accord ne traduit nullement un échec de la réforme du système partisan. « Ce qui compte le plus, c’est le Bénin » a indiqué l’ancien chef d’arrondissement de Savi. Par ailleurs, l’invité des journalistes Franck Ahounou et Eric Guedenon a même confié que d’autres formations politiques frappent à la porte de l’Up-R aux fins de formaliser d’autres accords de gouvernance ou de coalition parlementaire dans la perspective des prochaines élections générales.
Wadagni, un choix qui fait l’unanimité
Opinant sur le sujet, Didier Maixent Djeigo, a confié que préalablement à la désignation du porte-flambeau de la mouvance présidentielle pour l’élection du 12 avril 2026, qu’il y a eu une compétition au sein des différents partis politiques soutenant les actions du régime en place. Il a indiqué qu’il a été question de fixer des critères au départ en tenant compte des réalités actuelles, du parcours des uns et des autres, des ambitions de la majorité présidentielle et des enjeux de transition et de la visibilité du pays à l’extérieur. De tous ces critères, dira Maixent Djeigo, « le ministre Romuald Wadagni a été celui qui a coché le plus de cases ». Tout en félicitant ce dernier pour son choix qui a fait l’unanimité au niveau des instances internes des partis proches du pouvoir, l’élu de l’Up-R a salué le président Joseph Djogbénou pour son détachement, son don de soi et l’amour pour la patrie dont il a fait montre, révélant qu’il a été le premier à reconnaître que Romuald Wadagni a été celui qui répond au mieux aux critères retenus. Pour le député Djeigo, ce choix qui a été fait en faveur du ministre Romuald Wadagni est un choix de raison qui vise à sauvegarder les intérêts et l’avenir du Bénin. « Il est le meilleur d’entre nous » a-t-il certifié. Pour lui, ce n’est pas l’individu qui compte mais « celui qui est à même de mieux remplir la fonction pour apporter l’eau, l’électricité, les routes, l’énergie etc….à chacun de nous ».
Un choix fédérateur
Le choix de Romuald Wadagni a-t-il été bien accueilli par les populations ? Sur cette question, l’invité de l’émission Zone Franche a été péremptoire. « Dans la population, ça a été une adhésion totale », a affirmé le député Djeigo. Pour mieux illustrer ses propos et sur une teinte d’ironie, il a laissé entendre que même le parti « Les démocrates » n’a pas daigné formuler le moindre grief contre l’homme. « La seule chose que les ai entendus dire est qu’il faut qu’il démissionne de son poste de ministre de l’Economie et des finances. Aucune sorte de critique n’est venue de leur côté ». Pour Didier Maixent Djeigo, cette absence de contestation illustre la pertinence et le caractère fédérateur de la désignation du ministre de l’Économie et des Finances comme porte-étendard de la majorité présidentielle.
Gabin Goubiyi
Le Matinal du 15 septembre 2022




















