Le président de la Cour constitutionnelle a fait don de son sang, le mercredi 04 mai 2022, lors d’une collecte de sang organisée par la Haute juridiction en collaboration avec la Fondation Claudine Talon au profit de son personnel dans le cadre de la fête du travail. En donnant son sang, Joseph Djogbénou souhaite aussi susciter un élan citoyen. Interrogé par la presse après l’acte, le numéro 1 de la Cour constitutionnelle s’est dit heureux de s’associer à cette noble cause. Il a déclaré que les activités organisées visent essentiellement à sensibiliser les fonctionnaires de l’institution, sur l’importance de faire don de leur sang. Ci-dessous, l’intégralité de ses propos.
« Il faudrait que chacun soit encouragé à le faire. Nous sommes dans une culture africaine que certaines choses sont tellement bourrées de mystères mais nous voyons des vies en difficulté, des personnes en attente d’avoir du sang pour survivre. Cela peut être nous-mêmes. Peut-être que dans les heures et jours à venir, moi-même je serai dans la situation. Le donner aujourd’hui, c’est appelé les autres à le faire pour que lorsque vous êtes dans la même situation, vous puissiez en avoir. Il faut que nous puissions dans les institutions, les entreprises, les associations, les partis politiques, nous mobiliser pour que le sang attende le malade. Ce n’est pas au malade d’attendre le sang. Je voudrais dire que ce sont des personnes de professionnalisme indiscutable qui prélèvent du sang. L’Etat a mis en place une méthodologie et une règle qui protègent les poches de sang prélevées. Le sang prélevé est destiné à celles et ceux qui sont dans le besoin. Il faut penser aux femmes qui sont en attente d’accoucher, aux enfants qui viennent de naître, aux personnes âgées, aux personnes qui nous défendent sur les terrains auxquels on les attend, nos soldats. Chacun peut être en difficulté et chacun peut être dans le besoin. Si on prend cela seulement, il faudrait que de temps en temps, de plus en plus, on se prête à cet exercice qui n’est pas seulement un exercice citoyen, mais humain parce que c’est de la vie humaine qu’il est question ».
Propos recueillis par H.H.D.

















