Joint par Bip radio hier nuit, le directeur général de l’Agence béninoise de protection civile (Abpc), Abdel Aziz Bio Djibril, a apporté les derniers détails sur les dernières fouilles dans le cadre de l’opération d’extraction de l’épave du bus de la compagnie Stm tombé dans le fleuve Ouémé dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 août 2025 à la suite d’un accident.
A quelle heure avez-vous arrêté les fouilles et quel bilan peut-on établir ?
Dg Abpc : Nous avons arrêté les fouilles dès qu’il a commencé par faire nuit car il est un peu difficile de procéder à des fouilles quand il fait nuit. Il y a des risques d’accidents pour le personnel de protection. Depuis le matin, nous avons repris les fouilles qui avaient commencé la veille. Nous avons finalement réussi à sortir le bus avec 23 corps. A la suite de ce décompte macabre, nous avons pu procéder à des patrouilles sur le fleuve Ouémé et cela nous a permis de ramener 3 autres corps mais le compte n’est toujours pas bon parce qu’au départ, il y avait 54 personnes dans le bus mais 02 sont descendues à Bohicon. Le premier jour, nous avons obtenu 09 personnes qui sont en vie et sont à l’hôpital de zone de Savè, une personne décédée et plus les 26 que nous avons retrouvé aujourd’hui. Il nous manque donc 16 personnes. Mon analyse personnelle de cette situation, puisque nous savons comment les premières personnes ont pu se sortir d’affaires, c’était par elles-mêmes. Lorsque l’accident s’est produit, le bus est tombé directement dans l’eau mais n’a pas immergé tout de suite. Toutes les personnes qui le pouvaient se sont débattues pour sortir de l’eau. Elles ont cassé les vitres et ont pu se sauver. Puis que le bus est tombé en profondeur et en plein milieu du fleuve Ouémé, toute personne qui ne sait pas nager et a tenté va certainement se noyer. Ces personnes se sont noyées autour d’une heure du matin avant-hier. Forcément les corps sont allés un peu plus loin. Nous pensons que tout cela va être confirmé par les investigations de la Police mènera. Demain, mardi, très tôt, nous allons reprendre encore les patrouilles sur l’eau pour nous assurer qu’il n’y a pas des corps accrochés quelque part ou peut-être qu’il y a des personnes qui sont sorties avant que les secours n’arrivent. C’est déjà arrivé dans des cas mais cette fois-ci, je pense que cela fait beaucoup. Nous aurons certainement dans les jours à venir, à découvrir des corps à des endroits le long du fleuve Ouémé. Les riverains du fleuve Ouémé doivent signaler les corps retrouvés à la Police pour permettre aux familles d’avoir des informations sur ce qui est arrivé à leurs parents.
Une alerte a-t-elle été donnée aux départements voisins au cas où ils découvriraient des corps?
Nous allons continuer d’abord les fouilles pendant au moins 48 heures. A la suite de cela, on pourrait dire probablement que les corps ont dû aller un loin et commencer par donner les alertes.
Dans ces conditions, vos équipes fouillent dans quel périmètre de l’eau ?
Là où le bus est tombé, on a déjà fouillé partout, on n’a pas trouvé des corps. On a poursuivi le long du fleuve et ensuite on regarde dans les branchages car il est possible que des corps soient coincés dans des arbres comme nous avons découvert 03 dans l’après-midi d’aujourd’hui lorsqu’on a commencé les patrouilles.
Les familles des disparus se rendent où pour identifier les corps ?
Les corps ont été convoyés à l’Hôpital de zone de Savè. Toute personne qui rechercherait de parents disparus, doit s’y rendre.
Le nombre de femmes, d’enfants ou d’hommes est connu actuellement ?
Oui, mais je n’ai pas les détails sous la main. Je sais qu’il y a beaucoup de femmes, des hommes et quelques enfants.
Source : Bip radio

















