Le chemin vers l’accès universel à l’eau potable au Bénin est en train de devenir une référence continentale, et ce succès repose sur une combinaison magistrale entre investissement public et rigueur privée. Sous l’impulsion du Président Patrice Talon, le secteur n’est plus géré au coup par coup, mais selon une approche industrielle qui transforme radicalement nos territoires.
Il est des réformes qui changent le quotidien des populations sans grand bruit, mais avec une efficacité redoutable. Le secteur de l’eau au Bénin en est aujourd’hui le plus bel exemple. Sous l’impulsion du Président Patrice Talon, le pays opère une transformation historique pour tenir une promesse audacieuse : l’accès universel à l’eau potable pour chaque Béninois, qu’il soit en ville ou dans le hameau le plus reculé. Ce qui force l’admiration, c’est avant tout la méthode. En passant d’une gestion artisanale à une gestion professionnelle et industrialisée, le gouvernement a sécurisé la pérennité des infrastructures. La création de la Sobie et le recours à des opérateurs spécialisés garantissent désormais qu’un forage en milieu rural ne tombera plus en panne faute d’entretien. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avec plus de 1 000 milliards de Fcfa investis, des usines de production modernes sortent de terre de Cotonou à Parakou, tandis que des systèmes multi-villages (Saepmv) désenclavent des régions autrefois oubliées comme à Kalalé ou Tchaourou.
Enfin, saluons le volet social de cette réforme. Réduire le coût du branchement en milieu rural de 85 000 Fcfa à 10 000 Fcfa et baisser le prix de la bassine d’eau est un acte fort de solidarité nationale. C’est la preuve que le développement des infrastructures peut, et doit, marcher de pair avec l’amélioration directe du pouvoir d’achat des plus vulnérables. Grâce à cette vision, le Bénin est en train de gagner son pari de devenir l’un des premiers pays africains à atteindre les Objectifs de développement durable pour l’eau bien avant 2030. Un modèle de pragmatisme et d’ambition à saluer.
Des réformes institutionnelles et structurelles
Le gouvernement a opéré une séparation nette entre la gestion du milieu rural et celle du milieu urbain pour gagner en efficacité, il y a eu la création en 2017 de l’agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural pour piloter la stratégie nationale et coordonner les investissements dans les campagnes, la restructuration de la Société nationale des eaux du Bénin (milieu urbain) a été réformée pour se scinder en deux entités : une société de patrimoine (infrastructures) et une société d’exploitation (maintenance et service) et enfin le modèle d’affermage et Ppp. En milieu rural, la gestion des ouvrages a été confiée à des opérateurs privés via des contrats d’affermage (Partenariat Public-Privé) depuis mars 2023 pour garantir la durabilité et la qualité de l’entretien.
En ce qui concerne les phares, il y a le programme aqua-vie, financé en partie par la banque mondiale, ce programme vise à sécuriser l’accès pour les populations rurales via des systèmes multi-villages (saepmv). Des usines modernes ont été construites ou renforcées, notamment à Abomey-Calavi (capacité doublée à 1 500 m³/h) et à Parakou (production passée de 7 000 à 35 000 m³/jour). Le gouvernement a instauré un tarif social, ramenant le coût de la bassine de 25 Fcfa à 15 Fcfa (soit environ 598 Fcfa le m³), afin de soulager les ménages les plus précaires. Grâce à ces actions, le Bénin anticipe d’atteindre l’Objectif de développement durable n°6 (accès universel) d’ici 2027 ou avant 2030, soit bien avant l’échéance fixée par les Nations Unies.
Un bond spectaculaire des indicateurs
Depuis 2016, le gouvernement du président Patrice Talon a transformé l’accès à l’eau potable au Bénin, passant d’une gestion artisanale à un modèle industriel et professionnel. En avril 2026, le pays est en passe de devenir l’un des premiers en Afrique à garantir un accès universel à l’eau potable, avec une échéance fixée à 2027 pour une couverture de 100 %. Les investissements massifs, dépassant les 1 000 milliards de Fcfa, ont permis d’atteindre des taux de desserte records. Le taux de pénétration en milieu rural est passé de 42 % en 2016 à plus de 90 % début 2026. Près de 1 000 villages sont désormais équipés de systèmes multi-villages, contre seulement 375 en 2016. Dans les grandes villes comme Cotonou, plus de 21 000 m³ d’eau sont produits quotidiennement pour alimenter les foyers en continu. Le déploiement s’est accéléré au cours des derniers mois avec des projets d’envergure. Une usine d’Akpakpa (Pk18), une infrastructure autonome ultramoderne capable de mobiliser 600 m³/h pour alimenter l’est de Cotonou de façon indépendante. En 2025, 12 nouveaux systèmes d’approvisionnement (Saep) ont été inaugurés dans le Nord (Kalalé, Bembéréké, Malanville, etc.). À cela s’ajoute la validation en octobre 2025 de la construction de systèmes dans les arrondissements de Setto, Zoungbomey, Issaba et Odométa.
L’impact dans le Borgou
Le département du Borgou illustre parfaitement cette dynamique. Longtemps marquées par le stress hydrique, des communes comme Tchaourou, Kalalé et Bembéréké voient aujourd’hui leurs paysages se transformer avec l’érection de systèmes multi-villages (Saepmv) ultramodernes. À Alafiarou comme ailleurs, l’eau ne coule plus par intermittence ; elle est devenue une ressource stable, moteur de santé et de développement local. Mais la véritable prouesse du président Talon, c’est d’avoir sécurisé ces investissements par une réforme institutionnelle audacieuse : la professionnalisation de l’exploitation. En confiant la gestion des ouvrages à des opérateurs privés spécialisés via l’affermage, le gouvernement a mis fin à l’ère des pompes en panne et des gestions communautaires précaires. Ce partenariat public-privé garantit une maintenance rigoureuse et une qualité d’eau irréprochable, tout en maintenant un tarif social accessible aux plus vulnérables. En alliant la volonté politique au service des populations du septentrion et l’expertise du secteur privé, le Bénin prouve qu’il est possible de relever le défi de l’eau en un temps record. Une révolution silencieuse qui redonne de la dignité à chaque foyer béninois.
Sergino Lokossou
















