Le Bénin enregistre une découverte scientifique majeure avec la redécouverte d’un récif corallien en excellent état de conservation, plus de soixante ans après les premiers indices de son existence.
Situé à environ 22 kilomètres des côtes, sur le plateau continental partagé entre le Bénin et le Togo, le récif a été localisé grâce à une campagne d’exploration menée dans le cadre du projet Coreb (Coral Reefs Rediscovering & Exploration in Benin). À l’aide d’un sonar et d’une caméra sous-marine haute définition, les chercheurs ont mis en évidence un écosystème riche abritant des coraux mous, des coraux noirs et une grande diversité de poissons. Dirigée par le chercheur béninois Gérard Zinzindohoué avec le soutien de National geographic, la mission confirme l’existence d’un récif corallien mésophotique, un écosystème profond encore peu étudié mais essentiel à la préservation de la biodiversité marine. Découvert une première fois dans les années 1960 à travers des fragments de coraux remontés dans des filets de pêche, le site était ensuite tombé dans l’oubli. Sa redécouverte met en évidence le potentiel encore méconnu des fonds marins du golfe de Guinée. Les chercheurs souhaitent désormais approfondir les études sur cette zone et plaident pour sa protection à travers la création d’une aire marine protégée, afin de préserver cet habitat naturel d’une grande valeur écologique.
Qui est Gérard Zinzindohoué ?
Océanographe béninois spécialisé en sciences marines et changement climatique, Gérard Zinzindohoué fait partie de la nouvelle génération de chercheurs africains qui contribuent au rayonnement de la recherche océanographique. Formé au Bénin, au Cap-Vert et en Allemagne, il s’est spécialisé en océanographie observationnelle avant de participer à plusieurs expéditions scientifiques internationales. Ses travaux portent notamment sur les technologies à faible coût pour l’observation des fonds marins. En 2026, il publie dans la revue ‘’Frontiers in Marine Science’’ la première preuve scientifique de l’existence de récifs coralliens mésophotiques vivants sur le plateau continental béninois. Cette découverte, soutenue par National geographic, ouvre de nouvelles perspectives pour la connaissance et la protection des écosystèmes marins du Bénin et confirme sa place parmi les chercheurs africains les plus prometteurs dans le domaine des sciences océaniques.
Odi i. Aïtchédji

















