Le gouvernement a pris une batterie de mesures pour renforcer son dispositif d’accompagnement des personnes en situation de handicap au cours du Conseil des ministres du mercredi 2 septembre 2026. Avec des mesures ciblées et une enveloppe financière revue à la hausse, l’Exécutif donne davantage de contenu à sa politique d’inclusion sociale et économique en faveur des personnes en situation de handicap.
Au terme de sa séance du mercredi 2 septembre 2026, le Conseil des ministres a adopté une série de mesures spéciales destinées à améliorer les conditions de vie et à renforcer l’autonomie des personnes en situation de handicap. Ces décisions viennent consolider les acquis enregistrés ces dernières années dans la mise en œuvre de la loi n°2017-06 du 29 septembre 2017 portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin et de ses textes d’application. La première mesure touche directement à l’accès à l’éducation. Le gouvernement a décidé d’exonérer des frais de scolarité 5.000 élèves handicapés présentant un taux d’incapacité important. Sont concernés les établissements publics de l’enseignement secondaire ordinaire, mais également les Centres de promotion sociale des aveugles et les centres publics de scolarisation des enfants sourds. Cette décision vise à lever un frein financier supplémentaire pour les familles et à favoriser le maintien des enfants handicapés dans le système.
L’Etat entend également intensifier la mise à disposition d’équipements adaptés. Fauteuils roulants, tricycles, cannes anglaises, cannes blanches, déambulateurs et autres appareillages seront ainsi mobilisés au profit des bénéficiaires. Selon les prévisions du gouvernement, environ 1.000 personnes handicapées parmi les plus démunies pourront être accompagnées chaque année. Une action qui devrait contribuer à améliorer leur mobilité et, surtout, leur participation à la vie sociale.
400 millions FCfa pour l’entrepreneuriat
Le volet économique n’est pas en reste. La dotation destinée au financement des initiatives entrepreneuriales des personnes handicapées sera doublée, passant de 200 à 400 millions de FCfa par an. L’objectif est d’accompagner un nombre plus important de bénéficiaires et de faciliter l’accès aux intrants, à la formation et aux technologies nécessaires à la création et au développement de leurs activités. Au-delà de l’aide sociale, le gouvernement mise ainsi sur l’autonomisation économique et la capacité des personnes handicapées à contribuer pleinement à la production nationale. Ces nouvelles mesures s’inscrivent dans une dynamique déjà engagée. La politique gouvernementale en faveur des personnes handicapées a notamment permis la distribution de milliers de cartes d’égalité des chances, l’accompagnement de centaines de bénéficiaires dans leurs initiatives entrepreneuriales et le recrutement de plus de 50 personnes handicapées dans la fonction publique, conformément au quota de 5 % et à la majoration de cinq ans de l’âge en leur faveur lors de divers concours.
En renforçant aujourd’hui les interventions dans les domaines de l’éducation, de la mobilité et de l’emploi indépendant, l’Exécutif entend franchir un nouveau palier. La ministre de la Famille et des affaires sociales devra, avec les ministres concernés, assurer la mise en œuvre diligente de ces mesures. L’enjeu est désormais de transformer ces décisions en résultats concrets pour les bénéficiaires et de faire de l’égalité des chances une réalité davantage perceptible dans le quotidien des personnes en situation de handicap.
Odi I. Aïtchédji















