Les élections législatives et communales se déroulent ce dimanche 11 janvier 2026 sur toute l’étendue du territoire béninois. À Cotonou, une équipe de notre rédaction a sillonné plusieurs centres de vote dans les 4ᵉ, 5ᵉ et 6ᵉ arrondissements afin d’apprécier le déroulement effectif du scrutin sur le terrain. Le constat révèle un démarrage globalement paisible, mais marqué par des retards et des situations contrastées selon les zones.
Notre première descente nous a conduits au centre de vote de la Direction des Pêches à Abokikodji, dans le 4ᵉ arrondissement de Cotonou. Ce centre comprend quatre postes de vote. Selon nos observations, les opérations ont effectivement démarré à 7 heures comme prévu. Les électeurs y votaient sans difficulté, dans une atmosphère calme et organisée. Sur place, le chef quartier d’Abokikodji, Abdoul Razack Délé Dandjinou, était présent pour veiller au bon déroulement du scrutin, tout comme le chef d’arrondissement du 4ᵉ, Adedjouma Saliou Adelabou. Certains électeurs ont toutefois évoqué un léger retard au démarrage. Ourou Yorou Michel, votant, a témoigné qu’il était sur les lieux depuis 7h06 : « Ce n’était pas prêt au début, mais j’ai fini par voter. Ils m’ont bien accueilli, seulement il y a eu un petit retard ». À l’inverse, d’autres se disent pleinement satisfaits. Djibril Sedogbo, habitant du quartier, confie : « Je suis venu faire mon devoir civique et tout s’est très bien passé. Je n’ai même pas fait trois minutes. Tout est bien organisé. J’invite ceux qui hésitent encore à sortir voter, il n’y a rien à craindre ». Interrogé, le président du poste de vote n°3, Fidèle Dossou, a expliqué le dispositif : « Dès 5 heures du matin, nous étions sur pied. À 6 heures, nous étions au centre et à 7 heures pile, le vote a commencé. La clôture est prévue à 17 heures. Le processus se déroule normalement. Lorsque les votants arrivent, nous vérifions si leur nom figure sur la liste électorale. Si c’est le cas, ils déposent leur carte d’électeur comme recommandé par la note circulaire, puis prennent le bulletin, se rendent dans l’isoloir pour faire leur choix. Après avoir voté pour les législatives, ils plient le bulletin et le déposent dans l’urne, puis prennent le second bulletin relatif aux élections communales et procèdent de la même façon avant l’émargement ». Toujours dans le 4ᵉ arrondissement, le centre de vote du complexe scolaire protestant Béthanie a connu un démarrage plus timide. La plupart des postes de vote n’ont ouvert qu’après 8 heures. Malgré ce retard, une affluence progressive était perceptible, signe d’un réel engouement des électeurs pour le scrutin.
5ᵉ arrondissement : attente prolongée à l’ex-gare Jonquet
Dans le 5ᵉ arrondissement, la situation était plus préoccupante. Au centre de vote de l’ex-gare Jonquet (Unacob), jusqu’à 8h50, aucune opération de vote n’avait encore commencé. Selon les électeurs présents en grand nombre, le matériel électoral n’était toujours pas acheminé sur le site. Les forces de sécurité déployées ont partagé la même inquiétude, redoutant que ces retards n’entraînent une prolongation tardive des opérations dans la nuit, alors que la durée légale du vote est de dix heures.
Dans le 6ᵉ arrondissement, nous avons visité notamment les centres de vote de l’École primaire publique (Epp) Jéricho et de l’Epp Ladji. À l’Epp Jéricho, le vote a démarré vers 7h30. Le président du poste de vote n°2 explique : « Nous avons commencé avec les représentants des partis politiques présents. Certains n’étaient pas encore là au début, mais à l’heure actuelle, ils sont tous arrivés et tout se déroule normalement. Pour le moment, l’affluence est faible, mais elle devrait augmenter au fil de la journée ». À l’Epp Ladji dans le 6e arrondissement de la ville de Cotonou, la majorité des postes ont ouvert après 8 heures. On y a toutefois noté une affluence remarquable des électeurs venus accomplir leur devoir civique. Dans l’ensemble des centres visités, la présence des représentants des partis politiques a été constatée, chargés de suivre et de surveiller le déroulement du vote. Des observateurs électoraux étaient également visibles dans plusieurs centres, témoignant de la surveillance citoyenne du processus.
Léonce Adjévi




















