Après deux éditions passées loin des projecteurs, les Guépards du Bénin ont signé un retour symbolique lors de la Can 2025 au Maroc. Si l’aventure s’est arrêtée en huitièmes de finale face à l’Égypte (3-1), la manière semble avoir convaincu au sommet de l’État.
Lors du Conseil des ministres du 21 janvier 2026, le gouvernement a tenu à tempérer l’amertume des supporters. Pour Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, le constat est que le Bénin a retrouvé son rang. L’analyse officielle ne s’embarrasse pas de faux-semblants. Le porte-parole a reconnu la supériorité technique et l’expérience des Pharaons, qualifiés d’adversaires « plus coriaces sur le papier comme sur le terrain ». Cependant, le gouvernement retient surtout la force de caractère des Guépards, leur combativité et leur mental. « On ne fait plus de la figuration », a martelé le porte-parole, soulignant que le temps où le Bénin se contentait d’être présent est révolu. Si le souvenir du quart de finale de 2019 (sous l’ère des Écureuils) reste la référence, l’exécutif voit désormais plus loin. L’objectif n’est plus de rééditer le passé, mais de franchir un palier psychologique et technique.
Le football béninois très ambitieux
Les nouvelles ambitions du football béninois se forgent sur la Régularité et la conquête du Graal. Pour rappel, le Bénin évoluait dans le groupe D de cette Can 2025, une poule relevée composée du Sénégal, de la Rd Congo et du Botswana. Malgré deux revers initiaux, leur victoire cruciale contre le Botswana leur a permis de se hisser en huitièmes parmi les meilleurs troisièmes, prouvant que la baraka accompagne aussi le travail de reconstruction.
K. B. S. (Coll)


















