Élu à la présidence de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) à l’issue du 5ème Congrès ordinaire de l’organisation, le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, entend inscrire son mandat dans la continuité et l’action collective. Dans son discours d’acceptation, il a promis d’être le président de toutes les communes, tout en faisant de l’Ancb une voix forte des collectivités territoriales et un véritable levier du développement local. Ci-dessous, l’intégralité de son adresse à ses pairs.
Message d’acceptation du maire de Cotonou à la présidence de l’Ancb
Monsieur le président sortant de l’Ancb
Mesdames et Messieurs les Maires,
Chères collègues, congressistes et membres de l’Ancb,
Mesdames et Messieurs,
Je reçois avec beaucoup d’humilité et un profond sens des responsabilités la confiance que vous venez de placer en moi en me portant à la présidence de l’Association Nationale des Communes du Bénin. Je vous en remercie très sincèrement. Cette confiance m’honore, mais elle m’oblige surtout. Je mesure pleinement la responsabilité qui est désormais la mienne : servir notre Association et, à travers elle, servir chacune des 77 communes de notre pays. En cet instant, je voudrais partager avec vous cinq messages simples.
1. D’abord, dire notre gratitude et saluer le chemin parcouru
Avant de nous tourner vers l’avenir, permettez-moi de commencer par un mot de gratitude. Je voudrais, au nom de l’ensemble des communes du Bénin, exprimer notre reconnaissance à Monsieur le Président de la République, pour l’attention accordée aux collectivités territoriales et à l’approfondissement de la décentralisation dans notre pays.
Je remercie l’honorable Luc Atrokpo, président sortant de l’Ancb pour son exceptionnel leadership et sa facilitation de cette grossesse gémellaire et son accouchement autant exemplaire que magnifique. À travers lui, je veux également dire notre reconnaissance aux instances politiques de nos instances politiques respectives ainsi qu’à l’ensemble des membres du Bureau sortant qui l’ont accompagné.
Je voudrais également adresser un mot particulier de gratitude et de félicitations au Président du Comité d’organisation de ce 5ème Congrès ordinaire de l’Ancb, maire d’Avrankou notre collègue maire d’Avrankou ainsi qu’à l’ensemble des membres du Comité. La qualité de l’organisation de ces assises, les diligences accomplies et les conditions dans lesquelles nos travaux ont pu se tenir témoignent de leur engagement et du soin apporté à la réussite de ce rendez-vous important dans la vie de notre Association. Nous ne partons pas de zéro. Nous recevons un héritage qu’il nous appartient de préserver, de consolider et de faire fructifier. C’est donc dans un esprit de reconnaissance, de continuité et de volonté de franchir ensemble une nouvelle étape que je souhaite inscrire notre action.
2. Deuxièmement, l’Ancb est et doit rester notre maison commune
Je veux être le Président de toutes les communes du Bénin, quelles que soient leur taille, leur situation géographique, leurs ressources ou leurs réalités particulières. Notre diversité fait notre richesse, mais notre force réside dans notre capacité à parler ensemble lorsque les intérêts de nos communes sont en jeu. L’Ancb doit être ce lieu où chaque commune se reconnaît, où chaque maire peut être entendu, où nous partageons nos expériences et nos bonnes pratiques, et où nous construisons des positions communes. Car derrière chacune de nos communes, il y a surtout des femmes et des hommes qui attendent de nous des services publics de qualité, des opportunités et des réponses concrètes à leurs préoccupations quotidiennes.
Notre unité doit être notre force ; et cette force doit être mise au service de nos populations.
3. Troisièmement, notre première responsabilité est de porter et défendre la voix des communes
C’est au cœur même de la mission de l’Ancb : représenter et défendre les intérêts des communes et servir d’interface avec les pouvoirs publics. Nous devons porter cette mission avec détermination, mais aussi dans un esprit de dialogue et de responsabilité.
Je suis convaincu qu’une décentralisation réussie ne se construit pas dans l’opposition entre l’État et les communes. Elle repose sur un partenariat confiant et exigeant, fondé sur la clarté des responsabilités, le dialogue et la mise à disposition des collectivités des moyens nécessaires à l’exercice effectif de leurs compétences. Il ne s’agit donc pas d’opposer le local au national. Le développement de nos communes concourt au développement du Bénin tout entier. L’Ancb doit ainsi être non seulement la voix des communes, mais également une force crédible de proposition dans le dialogue national sur la décentralisation et le développement de nos territoires. Notre crédibilité dépendra aussi de notre capacité, en tant que communes, à démontrer que davantage de responsabilités et de moyens au niveau local se traduisent par davantage d’efficacité, de redevabilité et de résultats pour nos concitoyens.
4. Quatrièmement, faire de l’Ancb un véritable levier de développement local
Notre mission ne s’arrête pas à la représentation institutionnelle. L’Ancb doit aussi contribuer à la promotion du développement local et de la démocratie à la base, tout en jouant pleinement son rôle d’interface entre les communes et leurs partenaires. Nous devons renforcer notre capacité collective à mobiliser les partenaires techniques, financiers et économiques autour des priorités de nos territoires. Mais l’Ancb doit également être davantage un espace d’apprentissage, de mutualisation et de coopération entre communes. Nous devons mieux faire circuler les expériences réussies, les innovations et les solutions qui fonctionnent. Ce que l’une de nos communes réussit doit pouvoir inspirer et, lorsque cela est pertinent, bénéficier aux autres. Face aux défis de l’urbanisation, du développement économique local, de l’emploi des jeunes, du changement climatique, de la transformation numérique ou encore de l’amélioration des services essentiels, aucune de nos communes n’a intérêt à avancer seule. C’est en mutualisant nos expériences, nos compétences et, lorsque cela est possible, nos moyens, que notre Association apportera une valeur ajoutée concrète à chacun de ses membres.
5. Enfin, cette présidence sera une mission de service et une œuvre collective
La responsabilité qui m’est confiée aujourd’hui n’est pas celle d’un homme seul.
Notre responsabilité collective est de poursuivre l’œuvre engagée tout en préparant une nouvelle étape : celle d’une Ancb encore plus proche de ses communes, plus forte dans sa capacité de proposition, plus audible dans le dialogue national et davantage tournée vers les résultats concrets pour nos territoires et nos populations. Mais aucun Président ne peut accomplir seul une telle ambition. Elle sera l’œuvre de notre Bureau, de nos instances, de notre administration et, surtout, de l’ensemble des maires et des communes du Bénin.
Je souhaite donc une présidence fondée sur l’écoute, la collégialité, le dialogue et la recherche constante de résultats. Pour ma part, je reçois votre confiance non comme un privilège, mais comme une mission de service. Je sais pouvoir compter sur chacune et chacun d’entre vous. Vous pourrez compter, en retour, sur mon écoute, ma disponibilité et mon engagement. Nous représentons 77 communes, avec leurs différences, leurs réalités et leurs aspirations. Mais nous partageons une même responsabilité : faire de la décentralisation une réalité vécue par nos concitoyens à travers l’amélioration concrète de leurs conditions de vie.
C’est à cette ambition collective que je vous invite.
Ensemble, faisons de l’Ancb notre maison commune, la voix forte de nos collectivités et une véritable force de proposition et d’action au service de nos 77 communes et du développement du Bénin.
Vive l’Ancb !
Vive nos communes !
Vive la décentralisation et le développement local !
Vive le Bénin !
Je vous remercie.
Luc Gnacadja
Maire de Cotonou
Nouveau Président de l’Ancb




















