Rock Djokpè et les siens réclament une audience avec le chef de l’État pour exposer leurs difficultés liées au tonnage, aux vignettes et aux visites techniques
Les transporteurs de véhicules J9, bâchés et assimilés veulent sortir de l’impasse. Confrontés à de nombreuses difficultés dans l’exercice de leurs activités, ils sollicitent l’intervention des autorités compétentes, notamment celle du chef de l’État, Romuald Wadagni. Réunis en assemblée générale, le dimanche 1er novembre 2026 à Cotonou, les membres de leur association ont lancé un cri de cœur et plaidé pour l’ouverture d’un cadre de concertation en vue de trouver des solutions durables à leurs préoccupations.
Les transporteurs de véhicules J9, bâchés et assimilés ne veulent plus subir en silence les difficultés qui entravent leurs activités. À travers leur association nationale, ils entendent faire entendre leur voix auprès des autorités béninoises. C’est tout le sens de l’assemblée générale tenue le dimanche 1er novembre 2026 à Cotonou, sous la présidence de Rock Djokpè. Au cœur des échanges, les difficultés récurrentes rencontrées auprès de la Police républicaine, de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt )et du Centre national de sécurité routière (Cnsr).
Les préoccupations portent essentiellement sur les contrôles liés au tonnage des véhicules, les difficultés d’obtention des vignettes et les contraintes rencontrées lors des visites techniques. Autant de situations que les transporteurs jugent préjudiciables à la continuité de leurs activités et à leurs revenus.
Un appel au dialogue avec les autorités
Prenant la parole, le président de l’association, Rock Djokpè, a insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue pour parvenir à une issue favorable. Il affirme que les transporteurs ne cherchent nullement à se soustraire aux exigences réglementaires, mais souhaitent que les réalités propres à leur secteur soient prises en compte. « Nous ne sommes pas contre la loi. Nous voulons travailler dans la légalité. Mais qu’on nous écoute ! Nous demandons à rencontrer le chef de l’État, Romuald Wadagni, ainsi que les autorités à divers niveaux, afin de trouver ensemble une solution. Notre pays a besoin de nous pour bouger. Nous souhaitons un partenariat gagnant-gagnant », a-t-il plaidé.
Dans la même dynamique, le secrétaire général de l’association a dénoncé les difficultés rencontrées lors des contrôles routiers. Selon lui, les transporteurs sont régulièrement confrontés à des verbalisations et à des immobilisations de leurs véhicules pour des questions de tonnage, alors que ces derniers auraient été homologués dans leurs configurations actuelles depuis plusieurs années. « Au moindre contrôle, on nous parle de tonnage. Nos J9 ont été homologués ainsi depuis des années. Aujourd’hui, on nous bloque pendant des heures, on nous verbalise. On perd des clients et du carburant. Nous demandons une harmonisation des textes », a-t-il expliqué.
L’Anatt et le Cnsr également interpellés
Les difficultés ne se limitent pas aux contrôles de la Police républicaine. Les démarches administratives auprès de l’Anatt et les opérations de visites techniques au Cnsr constituent également des sources de préoccupation pour les professionnels du secteur.
Un chauffeur venu d’Adja a notamment évoqué les longues démarches entreprises pour obtenir sa vignette. « Pour demander la vignette à l’Anatt, j’ai fait trois semaines de va-et-vient. On nous dit que le système ne reconnaît pas nos véhicules. Et sans vignette, la Police nous arrête. C’est un cercle vicieux », a-t-il déploré.
Une transporteuse exerçant à Porto-Novo a, pour sa part, dénoncé les difficultés liées aux visites techniques. Elle estime que les exigences appliquées aux véhicules J9 bâchés méritent d’être clarifiées et adaptées aux réalités du secteur. Pour les membres de l’association, il devient urgent de disposer de normes précises, harmonisées et applicables à tous.
Plus de 800 membres en quête de solutions
Au-delà de ces témoignages, l’association entend rappeler le rôle économique et social joué par les transporteurs de J9, bâchés et assimilés. Forte de plus de 800 membres actifs répartis sur l’ensemble du territoire national, elle affirme contribuer quotidiennement au transport des personnes et des marchandises.
Conscients de leur responsabilité dans le fonctionnement de l’économie nationale, les membres disent ne pas vouloir entrer dans un bras de fer avec les institutions. Ils privilégient plutôt une démarche de concertation avec les structures concernées et le gouvernement.
En clôturant les échanges, le président Rock Djokpè a renouvelé son appel à l’endroit du chef de l’État. « Nous croyons au nouveau Bénin que prône le président Wadagni. Nous voulons y participer. Donnez-nous l’occasion de vous expliquer nos réalités », a-t-il lancé.
À travers cet appel, les transporteurs espèrent obtenir une audience auprès du chef de l’État et des autorités compétentes. Leur ambition est de parvenir à un compromis qui concilie le respect de la réglementation, la sécurité routière et la poursuite normale de leurs activités. Un dialogue qu’ils considèrent désormais comme indispensable à la survie et à la pérennité de leur secteur.




















