(L’audience sur l’extradition renvoyée au 23 septembre)
Nouveau contretemps judiciaire pour Kémi Séba en Afrique du Sud. Attendu ce mardi 11 août 2026 devant la justice sud-africaine, l’activiste n’a finalement pas comparu à l’audience consacrée notamment à la demande d’extradition formulée par le Bénin. Le dossier a été renvoyé au 23 septembre prochain. Un report qui prolonge de facto le séjour carcéral du panafricaniste.
À l’origine de ce nouveau report, une panne d’électricité survenue dans l’établissement pénitentiaire où Kémi Séba est détenu. Selon les informations rapportées, cette coupure, consécutive aux mauvaises conditions météorologiques, n’a pas permis aux services pénitentiaires de procéder à son extraction de sa cellule et à son transfert vers le tribunal. En l’absence du prévenu, les juges ont donc décidé de renvoyer l’audience au 23 septembre 2026. Le dossier devra ainsi être de nouveau examiné à cette date, alors que plusieurs procédures judiciaires concernent actuellement l’activiste en Afrique du Sud.
Une procédure d’extradition réclamée par le Bénin
Détenu en Afrique du Sud depuis le 13 avril 2026, Kémi Séba fait notamment face à des poursuites liées à une tentative présumée de sortie irrégulière du territoire sud-africain en direction du Zimbabwe. Les autorités lui reprochent d’avoir voulu franchir la frontière avec des documents considérés comme irréguliers. À cette procédure s’ajoute la demande d’extradition introduite par les autorités béninoises, qui souhaitent obtenir son retour au Bénin. Kémi Séba y est poursuivi pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et « incitation à la rébellion ». Le prochain rendez-vous judiciaire est désormais fixé au 23 septembre 2026, date à laquelle la justice sud-africaine devrait poursuivre l’examen du dossier, notamment de la demande d’extradition formulée par le Bénin.
Retour sur les faits à l’origine de l’affaire
L’affaire remonte au 13 avril 2026. Ce jour-là, Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, a été interpellé par la police sud-africaine dans un centre commercial de Pretoria. L’activiste se trouvait alors en compagnie de son fils et de plusieurs autres personnes, parmi lesquelles le militant afrikaner François van der Merwe. Selon les autorités sud-africaines, le groupe aurait envisagé de quitter discrètement le territoire sud-africain pour rejoindre le Zimbabwe, en empruntant un passage frontalier situé au niveau du fleuve Limpopo. Lors de l’intervention des forces de l’ordre, une somme d’environ 13 000 euros, soit près de 250 000 rands sud-africains, aurait été découverte. D’après les autorités, cet argent était destiné à rémunérer des passeurs. L’interpellation de Kémi Séba serait également liée à sa situation administrative en Afrique du Sud. Son visa était arrivé à expiration au moment de son arrestation. Déchu de la nationalité française en 2024, l’activiste voyageait alors avec un passeport diplomatique nigérien.
A.T.




















