Le gouvernement du président Patrice Talon a examiné et adopté en conseil des ministres le mercredi 23 octobre 2024, le code de déontologie et d’éthique des personnels enseignants et chercheurs du supérieur.
Ce code intervient pour corriger un tant soit peu les déviances constatées et qui ont enrhumé pendant des années, les centres universitaires du pays. Ce code issu d’un processus participatif, est destiné à mettre fin aux faits récurrents qui jettent du discrédit sur le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, et qui sont de nature à entraîner un effritement des valeurs liées aux exigences d’excellence et d’exemplarité. En l’adoptant, le conseil a instruit le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, en lien avec le ministre du travail et de la fonction publique, d’en assurer la bonne application. Il convient de préciser que le gouvernement du président Patrice Talon a entrepris depuis quelques années des initiatives pour rendre le secteur de l’enseignement supérieur plus performant en améliorant les aspects professionnel, déontologique et éthique. A ce titre, il y a le Conseil national de l’éducation, et notamment son bras opérationnel que constitue la délégation au contrôle et à l’éthique dans l’enseignement supérieur (Dce). C’est le conseil des ministres du 25 janvier 2023 qui a mis en place la délégation au contrôle et à l’éthique dans l’enseignement supérieur (Dce) puis procédé à l’adoption du décret régissant ses attributions, son organisation et son fonctionnement. En tant qu’organe opérationnel du conseil national de l’éducation en matière de contrôle dans l’enseignement supérieur, la Dce a, entre autres pour missions, d’instruire les dossiers de manquements présumés à la discipline, aux règles d’éthique et de déontologie professionnelles dans les universités et écoles supérieures publiques autant que dans le privé. Par cette décision, le gouvernement a franchi un pas de plus dans l’assainissement de ce sous-secteur de l’éducation nationale. Ce code n’est pas imposé aux acteurs concernés. Il est issu d’un processus participatif donc fruit de la contribution de tous les acteurs ou parties prenantes du sous-secteur. Il a pour rôle de mettre fin aux faits récurrents qui jettent du discrédit sur le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, et qui sont de nature à entraîner un effritement des valeurs liées aux exigences d’excellence et d’exemplarité. Ce qui tend à redonner à ce sous-secteur ses lettres de noblesse et que les universités béninoises vont renforcer leur perception positive avec la mise en œuvre de ce code. Avec ce code, il va de soi que le gouvernement du président Talon s’est employé à identifier les maux qui minent l’enseignement supérieur et a mis en œuvre plusieurs initiatives hardies pour remettre ce secteur dans le bon ordre afin d’en faire une référence. Il faut dire que toutes ces initiatives s’intègrent bien dans la mise en œuvre du Pag d’autant que la première action du pilier 2 (poursuivre la transformation structurelle de l’économie) de l’axe stratégique 5 du Pag 2021-2026 est la poursuite de la restructuration du système éducatif béninois.
Sergino Lokossou


















