Alain Tozé, deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, a comparu pour une seconde fois devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme le jeudi 20 juin 2024 à Cotonou. Impliqué dans une affaire d’établissement de faux documents à deux parcelles, il a donné sa version des faits.
Poursuivi pour abus de fonction et complicité d’abus de fonction, Alain Tozé et ses trois co-accusés n’ont pas reconnu les faits. Devant la Criet le jeudi 20 juin 2024 à Cotonou, ils ont plaidé non coupables. L’autorité municipale a expliqué à la juridiction que c’est son comité qui l’a induit en erreur. Ce comité, déclare-t-il, composé de trois membres dont Josué Ogoubiyi, Falilou Tidjani et Ingrid Saïzonou, lui ont fait signer plusieurs documents certifiés conformes mais qui étaient des faux. Dans la foulée, il a admis avoir dissout ce comité informel que lui-même a mis en place. A la barre, Josué Ogoubiyi, l’actuel Chef de service des affaires domaniales (Csad), a déclaré à la Cour que tout a commencé en 2020, quelques mois après l’installation d’un nouveau conseil municipal à la tête de la ville de Porto-Novo. « Nous avions alors commencé par travailler et c’est ainsi que plusieurs dossiers en règle ont reçu notre accord et ont été signés. Dans le même temps, plusieurs dossiers sont rejetés dans la foulée dont deux qui présentaient les mêmes observations au rejet puisqu’ils avaient un fond commun », déclare le Csad devant le juge. Le dossier est renvoyé au 18 juillet prochain pour continuation.
Estelle Vodounnou (Coll)

















