Au Texas, les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, ont approuvé mercredi 20 août un projet de redécoupage électoral voulu par Donald Trump. Ce nouveau découpage des circonscriptions pourrait offrir jusqu’à cinq sièges supplémentaires à leur parti au Congrès lors des élections de mi-mandat de 2026.
La proposition, adoptée par 88 voix contre 52, doit désormais être validée par le Sénat local, également dominé par les républicains, avant d’être promulguée par le gouverneur Greg Abbott. Les démocrates, en minorité, avaient tenté de bloquer la manœuvre en quittant l’État début août pour empêcher le quorum, retardant ainsi le vote pendant plus de deux semaines. Revenus à Austin lundi, ils dénoncent une stratégie de « gerrymandering » visant à réduire au silence les électeurs afro-américains et hispaniques, traditionnellement acquis à leur camp. En réponse à ce coup de force, la Californie a annoncé une contre-offensive. Le gouverneur démocrate Gavin Newsom a présenté un projet de loi prévoyant un référendum sur un redécoupage électoral dans son État. Si la mesure est approuvée par les électeurs le 4 novembre prochain, la majorité démocrate au Parlement californien pourra à son tour redessiner la carte électorale, dans l’espoir de conquérir cinq sièges supplémentaires au Congrès. Newsom a justifié cette initiative par la volonté de contrer les tentatives de l’administration Trump d’influencer les cartes électorales dans plusieurs États. Outre le Texas, l’Ohio, le Missouri et l’Indiana figureraient également parmi les cibles de ce vaste projet. Ainsi, à l’approche des élections de mi-mandat, le redécoupage électoral devient l’un des terrains les plus disputés de la bataille politique entre démocrates et républicains.




















