Un colloque scientifique axé sur le thème : « La rectification d’identité et les titres académiques » s’est tenu le mercredi 05 novembre 2025 à l’Université d’Abomey- Calavi. C’était en présence d’autorités diverses, du corps enseignant et des étudiants.
Ce colloque qui a eu lieu à l’école doctorale de la Faculté de droit et de science politique (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi a été marqué par des communications et des recommandations. Au cours de cet événement, Cyrille Gougbédji, directeur général adjoint chargé du contrôle et de l’éthique de l’enseignement supérieur, a, dans le développement de sa communication mis un accent particulier sur l’impact de la rectification de l’état civil sur les titres académiques. A l’entendre, la modification de l’identité d’un individu crée une discontinuité entre l’identité actuelle de la personne et celle figurant sur son acte académique. « Les titres académiques sont l’exemple palpable dans ce contexte. Les titres académiques, diplômes, certificats, attestations, étant établis à partir des droits d’éducation et d’amélioration, au moment du règlement, toutes modifications qui relèvent aux préjugés de ces droits d’éducation créent indéfiniment l’étalage. » a-t-il fait observer. Il a, toutefois, précisé que la rectification d’identité n’est pas sans incidence quel que soit le domaine. A son tour, Léon Djosse, doyen de la Faculté de droit et de science politique, a dans l’argumentaire de sa communication qui porte sur l’intangibilité des actes académiques a démontré qu’il peut y avoir rectification d’identité mais pas celui du titre académique. « Il est vrai que le législateur prescrit, à partir des articles de la Constitution de l’Union noire, des articles 101 à 107 de la loi 2002-07 de la catégorie 24, portant au-delà de ceux de la fabrique, les cadres avec lesquels un acte d’état civil peut être ratifié. La ratification de l’acte d’état civil, le porte-compte, tout le nom, le patronat, le prénom, la date, le lieu de naissance, le nombre des génitales, le nombre des On ne pourra pas, une fois les titres terminés, modifier les titres académiques », a expliqué le doyen de la Fadesp. Dans son intervention, le premier vice-recteur chargé des affaires académiques, Tahirou Djara a souhaité porter plus loin a réflexion sur le thème en collaboration avec les autorités décanales tout en mettant en valeur la Stratégie innovante de gestion des affaires académiques basée sur le numérique (Sigan) comme perspective pour palier au risque de fraudes. Lors de la proposition des recommandations, le professeur Léon Djosse, a indiqué qu’il faut « vérifier son titre académique dès la première inscription ».
Patrice Zoundé (Coll)

















