Après huit années d’interruption, l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab) relance son cycle de gestion de la recherche à travers un atelier scientifique national ouvert le mercredi 5 novembre 2025 au siège de l’Institut. Ouvert par le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui, cet atelier qui porte sur le thème : « La recherche agricole comme un instrument de développement économique et social au Bénin » sera un moment d’échanges nourris et de réflexions pour les participants.
La grande salle de conférence de l’Inrab a renoué, mercredi 5 novembre 2025, avec l’effervescence des grands rendez-vous scientifiques. Chercheurs, partenaires techniques, étudiants et producteurs s’y sont retrouvés pour célébrer le retour d’un événement majeur dans la vie de la recherche agricole béninoise : l’atelier scientifique national, suspendu depuis 2017. Dans son mot de bienvenue, le directeur général de l’Institut, Hervé Comlan Sossou, a salué un moment « historique » marquant « la renaissance d’un cadre de partage, d’idées et d’engagement au service de l’agriculture nationale ». Plus de 200 résumés de recherche ont été reçus pour cette édition 2025, preuve, selon lui, que « la recherche agricole béninoise est debout, active et prête à relever les défis de son temps ». Le directeur général de l’Inrab a insisté sur la nécessité d’un soutien accru des organisations paysannes, des coopératives et des interprofessions à l’effort de recherche. « En investissant dans la recherche, vous investissez dans votre avenir », a-t-il lancé, avant d’appeler à des échanges « audacieux et constructifs » pour bâtir une agriculture béninoise « plus productive, plus résiliente et plus inclusive ». Prenant la parole pour ouvrir officiellement les travaux, le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui, a salué la relance du cycle de gestion de la recherche, « suspendue pour diverses raisons », et rendu hommage à la communauté scientifique pour sa persévérance. Selon lui, cet atelier doit être plus qu’un simple forum académique : il s’agit d’un pont entre la science et le terrain. « Il ne suffit plus d’avoir des résultats publiables, a-t-il souligné, ce qui importe désormais, ce sont les acquis de recherche capables d’impacter la sécurité alimentaire et de générer des revenus. » Le ministre a exhorté les chercheurs à identifier, au cours des trois jours, des technologies innovantes prêtes à être mises à échelle pour améliorer la productivité, réduire la pauvreté et renforcer la sécurité alimentaire. L’enjeu, a rappelé Gaston Dossouhoui, est de faire de la recherche agricole un véritable levier de développement économique et social. Dans un contexte marqué par le changement climatique et la pression foncière, « l’amélioration durable de la productivité repose sur l’innovation, non sur l’extension des superficies cultivées ». Entre encouragements et exigence de résultats, les autorités ont fixé le cap : des recherches appliquées, utiles et valorisées, au service des producteurs et du développement national. L’édition 2025 de l’atelier scientifique de l’Inrab marque ainsi une étape décisive vers une recherche agricole plus connectée aux réalités du terrain et aux ambitions du Bénin.
Gabin Goubiyi


















