Le stade municipal d’Abomey a accueilli, le week-end dernier, la troisième édition du Festival du handball béninois, un rendez-vous intergénérationnel marqué par l’hommage aux légendes et l’engagement des nouvelles figures du sport national.
La cité historique d’Abomey a été, entre le samedi 7 et le dimanche 8 mars 2026, l’épicentre du handball béninois. Sous le parrainage de Gabin Kakpo, ancien international de la discipline, cette troisième édition du festival a tenu toutes ses promesses en réunissant plusieurs époques de pratiquants sur une même aire de jeu. Dès l’ouverture des festivités, l’émotion était palpable lorsque le parrain a invité l’assistance à une minute de silence poignante, transformée en une ovation debout pour honorer la mémoire des gloires locales disparues. Ce geste de respect a immédiatement installé une atmosphère de solennité et de fraternité, rappelant que le sport est avant tout une question d’héritage. Pour Gabin Kakpo, ce parrainage dépasse le simple cadre protocolaire pour devenir un acte de gratitude profonde envers sa terre d’origine. L’ancien handballeur a profité de cette tribune pour exprimer son attachement aux racines qui ont forgé son parcours d’athlète et d’homme d’État. « J’ai accepté d’être le parrain de la troisième édition du Festival du handball pour rendre à Abomey un peu de tout ce qu’elle m’a donné. En acceptant d’être parrain, c’est juste pour mettre en exergue tout le travail qui a été fait pendant cinq générations », a-t-il déclaré avec conviction. Cette volonté de mettre en lumière le travail de fond réalisé sur plusieurs décennies souligne l’importance de la continuité dans le développement du sport béninois. L’un des enjeux majeurs de ce rassemblement itinérant réside dans sa capacité à créer un pont durable entre le passé glorieux et l’avenir prometteur de la discipline. Le festival ne se contente pas de regarder en arrière, il se veut un moteur d’inspiration pour la relève. Le parrain a d’ailleurs insisté sur la nécessité de pérenniser cet élan pour que la flamme ne s’éteigne jamais. « Il faut absolument que ce festival, qui est itinérant, se poursuive. L’année prochaine, on aura un autre parrain afin que ce genre d’initiative continue de rassembler les anciennes gloires du handball », a ajouté Gabin Kakpo, tout en saluant le travail remarquable du promoteur Gabin Fanou, honoré pour l’occasion d’un coffret spécial.
Un tournoi, carrefour des générations
Cette vision de promotion sportive trouve un écho favorable auprès des autorités locales, notamment à travers le soutien affiché de la municipalité. Présent lors de l’événement, le maire d’Abomey, Franck Kpassassi, a réaffirmé son ambition de transformer sa commune en un véritable vivier de talents. Selon l’édile, cette initiative cadre parfaitement avec l’ambition de son équipe de placer le sport au cœur du programme d’action communal afin de faire d’Abomey une terre qui fait naître des champions. Cette synergie entre les gloires d’hier, les cadres d’aujourd’hui et les décideurs politiques renforce la crédibilité du handball comme vecteur de développement social. Le clou du spectacle est venu des confrontations sportives qui ont animé ces deux journées, avec en point d’orgue le duel entre les anciens joueurs d’Abomey et l’équipe constituée par le parrain. Malgré les années, les anciennes gloires ont prouvé que le talent et la vision de jeu demeurent intacts, offrant au public des séquences techniques de haut vol. Ces moments de partage sur le terrain ont permis de fusionner les générations, validant ainsi le pari audacieux de Gabin Kakpo. Au-delà des scores, c’est la transmission de la passion et des valeurs du handball qui est sortie victorieuse de cette célébration à Abomey.
Karol B. Sékou (Coll)




















