Le gong initial de la 4ème édition du Festival International des Arts du Bénin (FInAB) a été donné le vendredi 20 février 2026 à Cotonou. Durant dix jours, ce rendez-vous majeur transforme la ville économique béninoise en un carrefour de création, de transmission et de rayonnement international pour les industries culturelles.
L’effervescence était palpable à « Family Beach » de Cotonou pour le lancement officiel du FInAB 2026. Promoteurs, autorités et acteurs culturels se sont réunis pour célébrer une édition placée sous le signe de l’ambition et de la structuration professionnelle. Pour Ulrich Adjovi, promoteur du festival, le FInAB n’est plus seulement une fête, mais un impératif de souveraineté culturelle. Selon lui, le Bénin doit pouvoir citer son grand rendez-vous avec fierté et ambition. Au-delà du spectacle, il définit l’événement comme un « espace d’apprentissage, de transmission et de structuration », notamment à travers des masterclass et résidences pour les jeunes talents. Cette vision est partagée par le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, qui voit en ce festival un moteur urbain essentiel. « Une ville ne se bâtit pas uniquement avec du béton. La culture constitue une infrastructure invisible qui donne souffle et identité à l’espace urbain », a-t-il souligné.
Mode et Musique à l’honneur
Fidèle à sa vocation pluridisciplinaire, le FInAB 2026 met cette année un coup de projecteur sur deux filières clés : la mode et la musique. Au niveau de la mode, la « FInAB Fashion Week » a culminé le dimanche 22 février avec un défilé de prestige réunissant des icônes comme Alphadi et Elie Kuamé, aux côtés des fers de lance locaux tels que Lolo Andoche et Edi Sessi. Du côté de la musique, plus de trente artistes, dont Anna Teko, Santrinos Raphaël et le duo nigérian Bracket, se produiront sur deux scènes dédiées aux têtes d’affiche et aux révélations. Lors de la cérémonie officielle de lancement de l’événement, la ministre intérimaire de la Culture, Alimatou Shadiya Assouman, a salué une initiative qui renforce la « cohésion sociale et contribue à la dynamisation économique ». Cette ouverture sur le monde s’incarne également par les journées thématiques (Nigeria, Togo, Morocco et Lebanese Days), célébrant la fraternité entre les communautés. Le festival se poursuit jusqu’au défilé final, invitant le public à s’approprier ce qui est désormais le plus grand miroir de la création béninoise contemporaine.
Karol B. Sékou (Coll)




















