Du 26 novembre au 3 décembre 2022, Cotonou vibrera au rythme et aux couleurs de la 7ème édition du festival des Meilleurs instrumentistes d’Afrique (Mia). Le coup d’envoi officiel de ce festival qui se veut un creuset de célébration des talents des instrumentistes, a été donné le samedi 26 novembre 2022, au carrefour Sainte Cécile à Cotonou.
Les populations de Cotonou et des zones environnantes vivent depuis le samedi 26 novembre 2022, la 7ème édition du festival des Meilleurs instrumentistes d’Afrique (Mia). A l’occasion de la cérémonie de lancement, plusieurs artistes et groupes folkloriques ont égayé le public qui a fait le déplacement du carrefour Sainte Cécile par des prestations live. Il a été abreuvé par plusieurs tableaux artistiques. En coupant le ruban de cette rencontre, Sessi Tonoukouin, coordonnateur du Festival Mia, a rappelé les objectifs poursuivis à travers ce creuset. A l’en croire, les meilleurs orchestres seront identifiés dans toutes les catégories par un jury au cours du festival et seront récompensés à travers la « Nuit des orchestres d’Afrique ». Quatre catégories sont retenues à cet effet. Il s’agit du Meilleur percussionniste, du Meilleur basiste, du Meilleur pianiste et de la Meilleure composition. A cette occasion, précise le coordonnateur du festival, il sera rendu un hommage bien mérité à deux icônes de la musique africaine. Il s’agit de Wally Badarou et de Manou Gallo. « Nous avons identifié avec le comité de sélection, un Béninois presque méconnu chez lui parce qu’il est resté tout le temps en France mais, qui a le génie de créer dans les quatre murs des studios, de belles sonorités qui font mouche dans le milieu du jazz et dans le milieu de la création cinématographique. A Cotonou, il a des moments de partage avec les jeunes pour leur passer la main et leur expliquer un peu, comment est-ce qu’on peut vivre de son art en tant qu’instrumentiste. A côté de Wally Badarou, nous avons également identifié Manou Gallo qui est une bassiste ivoirienne vivant en Belgique. Elle partagera aussi ses expériences avec la jeune génération des instrumentistes qui seront sur le festival », a précisé le coordonnateur du festival. Edgard Djossou, parrain de l’événement, a pour sa part estimé que le festival Mia 2022 reste un autre défi, car il s’agit d’un autre défi, car il s’agit d’une reprise d’activité au moment où tous les voyants des partenaires et sponsors sont au rouge. « Mais la magie de la folie et de la détermination nous maintiennent encore à l’œuvre », a souligné Edgard Djossou. Pour lui, l’objectif du festival n’a pas changé. Il s’agit de créer et d’offrir aux mélomanes un cadre de promotion et de valorisation des artistes musiciens instrumentistes d’Afrique. « Une ambition pleine d’audace à laquelle nous appelons de tous nos vœux, le soutien de toutes les bonnes volontés », a déclaré le parrain du festival. Le festival Mia, explique-t-il, se positionne comme un creuset de rencontre, d’échanges d’opportunités et de promotion pour tous les acteurs de la filière musicale dans le but fondamental de booster le show biz et l’industrie musicale en Afrique.
La fête des instrumentistes
« C’est la fête des instrumentistes et nous demandons aux férus de la musique de faire le déplacement du carrefour Sainte Cécile de Cotonou », a fait savoir le parrain du festival. Pour accéder au village du festival Mia, il faut disposer d’un pass de 1000 FCfa pour chaque soirée donnant droit à un rafraichissement et une connexion internet gratuite pour toute la soirée. Il y a aussi un pass de 5000 FCfa donnant droit à toutes les manifestations durant tout le festival. Pour une famille de quatre (4) personnes, il faut un pass de 10 000 FCfa. Des concerts live sont prévus tous les soirs jusqu’au 3 décembre 2022. « Il n’y a pas au festival Mia, des programmations assistées ou des play-back ou semi play-back. Tout se fait en live », a expliqué Sessi Tonoukouin.
Odi I. Aïtchédji

















