Le Fonds national de développement agricole (Fnda) a organisé, le mardi 24 septembre 2025 à Cotonou, un atelier de promotion de l’offre du sous-guichet 2.2 du Fnda intitulé : « Fonds de facilitation et de renforcement des capacités », à l’intention des Banques membres de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Bénin (Apbef). Objectif : informer et sensibiliser ces acteurs financiers sur les opportunités offertes par ce mécanisme de facilitation et de renforcement de capacités.

Dans son mot d’ouverture, Christian Aïnagnon, représentant le président de l’Apbef, a salué la tenue de cette rencontre, symbole d’un partenariat solide entre l’Apbef et le Fnda. Selon lui, l’initiative « marque une étape importante dans le renforcement de notre collaboration pour une inclusion financière accrue dans le secteur agricole ». Il a rappelé que la présentation des modalités du sous-guichet 2.2 illustre l’engagement commun à mieux accompagner les acteurs de terrain et à dynamiser le financement rural. Le directeur général du Fnda, Nicolas Ahouissoussi, a ensuite pris la parole pour rappeler l’évolution de ce guichet. Initialement limité aux Organisations professionnelles agricoles (Opa) et aux micros, petites et moyennes entreprises agricoles (Mpme), le sous-guichet 2.2 a été rénové grâce à l’appui financier et technique de l’Agence Luxembourgeoise pour la coopération au développement (LuxDev). Doté d’un financement supplémentaire de plus de 280 millions FCfa, il s’étend désormais aux banques, Imf et à leurs associations professionnelles. L’objectif est de renforcer leurs capacités techniques et opérationnelles afin de faciliter l’accès au crédit et de promouvoir l’inclusion financière des producteurs agricoles. « Ce sous-guichet ne se limite pas à l’octroi de subventions, il s’agit d’un véritable partenariat stratégique. Ensemble, nous construisons un écosystème cohérent et résilient, capable de renforcer durablement le secteur agricole et de répondre aux attentes de nos cibles », a déclaré Nicolas Ahouissoussi. Le directeur général du Fnda a résumé l’ambition de l’atelier autour de trois objectifs. Celui d’assurer une visibilité optimale du dispositif auprès des acteurs financiers ; d’expliquer les modalités d’accès et critères d’éligibilité et de susciter l’adhésion des banques et Imf pour la soumission de projets. À ce jour, le Fnda a déjà facilité près de 62 milliards de FCfa de financements pour 96 projets agricoles, avec un engagement total de 12 milliards de FCfa en garanties et bonifications.
Une offre tournée vers le renforcement de capacités
La présentation de l’offre du sous guichet 2.2 du Fnda, a été assurée par Nadège Kona, chargée du projet Ben5 financé par LuxDev au Fnda. Elle a détaillé les modalités d’éligibilité et de mise en œuvre. Désormais, les banques peuvent soumettre des projets visant à renforcer leurs propres capacités (formations, outils, accompagnement technique, gestion des risques, assurance agricole, etc.), afin de mieux soutenir le financement du monde rural. « La finalité de cette offre est de rendre le financement agricole plus inclusif et durable, en s’appuyant sur la force que constituent les banques et les institutions financières dans le pays », a expliqué Nadège Kona avant d’ajouter : « Nous avons pu recueillir les préoccupations et les observations des invités dont nous avons discuté et qui seront intégrées dans la suite du processus. La finalité de cela, c’est en réalité de faciliter au regard des objectifs de la stratégie nationale d’inclusion financière, de s’assurer que vraiment le financement agricole soit inclusif et que le monde rural puisse vraiment se baser sur le dossard que constituent les banques et les institutions financières dans le pays ».
Un pas de plus vers l’inclusion financière
À travers cette extension du sous-guichet 2.2 aux banques, le Fnda réaffirme sa volonté de bâtir des synergies fortes avec les établissements financiers pour relever les défis du financement agricole au Bénin. L’appui de LuxDev conforte cette dynamique et ouvre de nouvelles perspectives pour renforcer l’écosystème agricole national. « En conjuguant nos expertises financières et notre rôle de facilitateurs, nous pouvons transformer l’agriculture béninoise en une source durable de prospérité et de dignité pour nos populations rurales », a conclu Nicolas Ahouissoussi.




















