L’Assemblée nationale vient de marquer une avancée notable dans l’organisation du travail parlementaire. Après l’installation du bureau et la désignation des présidents des commissions permanentes, on en sait davantage sur la posture de certains députés qui occupaient d’autres charges avant leur élection au parlement.
Avec la mise en place des organes de la 10 Législature du parlement intervenu le mercredi 11 février 2026, on connaît le sort de certains ministres députés et maire député. Ils ont opté siéger au parlement pour un mandat de sept ans. Dans le contexte actuel, le siège parlementaire vaut bien plus qu’un fauteuil de ministre ou de maire en fin de mandat. Le mandat parlementaire étendu à sept ans, offre une certaine sécurité aux élus. Ainsi le maire de la ville de Cotonou Luc S. Atrokpo, la ministre conseillère Claudine Afiavi Prudencio et la ministre de l’enseignement supérieur Eléonore Yayi Ladékan ont décidé de tourner dos à leurs fonctions actuelles au profit de leurs sièges à l’Assemblée nationale. Leur présence dans les différents groupes parlementaires et commissions prouve à suffisance qu’ils ont opté pour le parlement. « Le parlement pourrait constituer pour eux un espace de reconversion politique naturelle, loin des craintes quotidiennes de retrouver ou non leurs postes s’ils quittaient le parlement », commente un observateur politique. Luc Atrokpo qui a toujours laissé son fauteuil au parlement a décidé de le garder cette fois-ci, laissant la mairie à un autre élu. Son prédécesseur pourrait bien être le conseiller Luc Gnacadja. A en croire une récente intervention du porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji, le départ des ministres députés du gouvernement ne peut pas induire un remaniement ministériel puisque le gouvernement est à quelques mois de la fin de son mandat. Il peut y avoir une délégation de pouvoir ou l’intérim sera assuré par d’autres ministres.
Sergino Lokossou




















