Sous la présidence du ministre de la Justice et de la législation, Sévérin Quenum, représentant le président Patrice Talon, président du Conseil supérieur de la magistrature, les travaux de la 14ème session de formation des magistrats des juridictions membres de l’Association africaine des hautes juridictions francophones (Aa-Hjf) ont été ouverts le lundi 24 octobre 2022.
La cérémonie s’est déroulée à l’Ecole régionale supérieure de magistrature (Ersuma) à Porto-Novo. D’entrée, c’est le directeur de l’Ersuma, Mayatta NDiaye Mbaye qui a remercié le président de la République et son gouvernement pour les efforts permanents fournis à l’émergence de l’Ersuma dont le siège à Porto-Novo depuis 2001, est l’un des meilleurs en Afrique. Pour le président de la Cour suprême du Bénin, et président en exercice du bureau du Conseil d’administration de l’Aa-Hjf, « le droit est en perpétuelle évolution et dont la vocation ou la mission est de réguler au plus haut niveau les rapports sociaux, de rétablir les équilibres rompus, d’arbitrer le jeu démocratique. Et en conclusion, les jurisprudences nationales se doivent de s’adapter à l’évolution des normes, aux transformations de leur époque, de façon à accomplir avec autant d’efficacité, d’efficience et de perspicacité leur mission. Aussi, a-t-il indiqué, qu’aucune société démocratique, aucun état de droit ne peut se construire et se consolider sans une justice animée par des juges compétents, pénétrés et conscients de l’immense responsabilité en termes technique, pédagogique, moral et déontologie ». C’est donc conscient de ces enjeux que le renforcement des capacités est devenu une priorité pour l’Aa-Hjf depuis sa création Le président Victor Adossou se dit très heureux que depuis lors, l’association tient le pari. Victor Adossou a pour finir, remercier l’Oif, le président de la République et son gouvernement pour leur appui à la tenue de cette session de formation.
En procédant à l’ouverture officielle des travaux, le ministre de la Justice et de la législation, Sévérin Quenum, a attaché du prix à ces assises de l’AA-Hjf dont la devise est « Unir l’Afrique par le droit et la justice ». Il a relevé l’éloquence du président Patrice Talon qui fait de la maison justice, un levier de savoir et de compétences avérées. Les assises ont connu également la présence du représentant de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), Bakary Junior Bamba, de la présidente de la Haute cour de justice, Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué, de la présidente de la Cour de cassation du Niger et de plusieurs magistrats venus de pays francophones d’Afrique.
Martial Agoli-Agbo (Br Ouémé-Plateau)

















