L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a lancé, mardi 13 octobre 2026 à Cotonou, la deuxième phase de sa série de formations sur le référentiel d’audit des marchés publics au profit des acteurs publics de la commande publique. L’initiative vise à renforcer leurs compétences, harmoniser les pratiques et prévenir les irrégularités dans la passation et l’exécution des marchés publics.
Prévenir les non-conformités plutôt que les constater après coup. C’est l’ambition de la deuxième phase des formations consacrées au référentiel d’audit des marchés publics, officiellement lancée le mardi 13 octobre 2026 à Cotonou par l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), avec l’appui financier du Programme Reforme de la Giz. Destinée notamment aux Personnes responsables des marchés publics (Prmp), aux membres des Cellules de contrôle des marchés publics (Ccmp) et aux Directeurs de la planification et des affaires financières (Dpaf), cette session entend favoriser une meilleure appropriation du référentiel d’audit. L’objectif est de permettre aux participants de maîtriser les critères d’évaluation, d’anticiper les insuffisances et de corriger les dysfonctionnements susceptibles d’entraîner des observations défavorables lors des missions d’audit. À l’ouverture des travaux, la vice-présidente de l’Armp, Francine Aissi Houangni, a rappelé l’importance stratégique de la commande publique dans la gestion des ressources de l’État. Elle a souligné le rôle du référentiel dans l’amélioration de la gouvernance et la fiabilisation des procédures. « Ces audits ne sont pas de simples exercices de contrôle ; ils sont le miroir de l’intégrité institutionnelle du système et constituent un instrument essentiel d’évaluation de la performance du système des marchés publics. » a-t-elle déclaré. Insistant sur la finalité de cette démarche, elle a précisé que « L’objectif poursuivi n’est pas exclusivement de sanctionner, mais d’accompagner les acteurs afin d’améliorer durablement la gouvernance des marchés publics dans notre pays. ».
Un cadre commun pour prévenir les irrégularités
Pour l’expert formateur Horace Adoukonou, le référentiel constitue un instrument normatif indispensable à l’harmonisation des pratiques. La formation doit permettre aux acteurs d’en comprendre les exigences et de les appliquer concrètement dans leurs structures respectives. « Au cours de cette session, nous allons apprendre aux différents acteurs le contenu de ce référentiel d’audit pour leur permettre d’abord de l’approprier mais également de pouvoir le mettre déjà en pratique au sein de leur structure pour ne pas être surpris par les observations qui le seraient faites au cours des audits réels. » a-t-il confié. Au-delà du renforcement des capacités, l’enjeu est donc de faire de la conformité une pratique quotidienne et de garantir une documentation rigoureuse des procédures de passation des marchés publics.
Des attentes axées sur les pratiques professionnelles
Participante à la formation, Fabienne Singbo-Fassinou, directrice de l’administration et des finances de La Poste du Bénin, espère acquérir les outils nécessaires pour mieux sécuriser les procédures au sein de sa structure. « Pour la formation, j’attends vraiment d’avoir tous les outils nécessaires pour maîtriser le référentiel, afin d’anticiper tous les éventuels dysfonctionnements qu’on peut rencontrer dans le processus de marché. ». Elle estime que la maîtrise du référentiel permettra aux acteurs de mieux se préparer aux audits et de réduire les incompréhensions entre auditeurs et audités. À travers cette initiative, l’Armp entend ainsi consolider une culture de conformité, de transparence et de performance au service d’une gestion plus rigoureuse des ressources publiques.
Gabin Goubiyi

















