Le Tribunal de première instance de première classe de Parakou a procédé à une vaste opération de désengorgement de ses salles de scellés. Ladite opération s’est déroulée le mercredi 1er octobre 2025 et a été placée sous la supervision de l’Agence nationale de recouvrement des avoirs confisqués et saisis (Anracs).
D’après Fraternité Fm, cette initiative a permis de retirer, de trier et d’orienter plusieurs lots de biens saisis dans le cadre des procédures judiciaires. Selon Me. Firmin Yorou, greffier en chef par intérim du tribunal, « l’opération vise à débarrasser les juridictions des scellés qui ne sont plus utiles à la manifestation de la vérité ». Ainsi, les faux médicaments, les armes à feu, les produits psychotropes, les objets issus du braconnage ou encore matériels usagés ont été recensés, conditionnés puis évacués. « Certains lots seront remis à la Direction du matériel des armées, d’autres détruits, et une partie reversée aux eaux et forêts ou aux forces armées », a-t-il précisé. De plus, cette opération s’inscrit dans un processus national initié par le ministère de la Justice et de la législation à travers l’Anracs. Elle est sécurisée par l’armée, et a mobilisé des magistrats, des agents de l’Anracs et des prestataires techniques. Pour Charles Agbodedji, représentant de l’agence, « la priorité est de désencombrer toutes les juridictions du Bénin de ces objets dangereux ou inutiles, qui occupent de l’espace et compliquent la gestion des scellés encore pertinents ». Déjà menée dans plusieurs juridictions, dont celles de Malanville et de Kandi, la campagne se poursuit progressivement dans l’ensemble des tribunaux du pays. Après la ville de Parakou, l’équipe interviendra à Ouèssè, dans l’Atlantique pour procéder à l’incinération. À chaque étape, un inventaire détaillé est dressé et des procès-verbaux co-signés par tous les acteurs.
Patrice Zoundé (Coll)



















