Invité de l’émission « Pag 2021-2026 : reddition de comptes », diffusée le jeudi 1er mai 2025, le ministre du Cadre de vie et des transports, chargé du Développement durable, José Tonato, est revenu en détail sur les efforts fournis par le gouvernement béninois en vue de la salubrité dans les villes du Grand Nokoué. Une action saluée à l’international, notamment avec le classement de Cotonou parmi les dix villes les plus propres du continent.
Selon le ministre, Cotonou s’est hissée à la 6è place des villes africaines les plus propres en 2024, selon Jeune Afrique, avec une note de 7,3 sur 10. Ce progrès est, selon lui, le fruit d’un travail de fond engagé depuis 2016. « Je suis heureux et satisfait que les efforts que nous sommes en train de fournir portent des fruits et qu’ils sont reconnus à l’international », s’est-il réjoui, avant de rappeler l’ambition du gouvernement : atteindre la première place de ce classement dans les prochaines années. Durant son intervention, José Tonato a rappelé que les villes du Grand Nokoué, notamment Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Sèmè-Podji et Ouidah, étaient jadis confrontées à une insalubrité chronique. Pour y remédier, le gouvernement a lancé le projet de Modernisation de la gestion des déchets solides ménagers. Ce projet a permis la création de la Société de gestion des déchets et de la salubrité (Sgds Sa), la mise en place d’une architecture complète de traitement des déchets (points de regroupement, centres de transfert, centres d’enfouissement technique), ainsi que l’acquisition de matériels roulants. « Nous avons investi plus de 40 milliards de FCfa rien que pour les infrastructures et l’équipement. En tout, le secteur des déchets a mobilisé près de 100 milliards de FCfa », a indiqué le ministre, insistant sur l’implication d’une centaine de Pme et Pmi issues de la transformation d’anciennes Ong. Celles-ci interviennent aujourd’hui dans la collecte, le curage, le transport et la gestion des déchets à travers le Grand Nokoué et Parakou. José Tonato a également souligné que plus de 1 000 dépotoirs sauvages ont été supprimés dans le Grand Nokoué.
Quid de Parakou ?
La ville de Parakou bénéficie désormais de la phase pilote du projet, avec un déploiement progressif dans d’autres Communes du pays. Enfin, le ministre a évoqué la prochaine étape du projet : la valorisation des déchets. L’objectif est d’atteindre 70 % de valorisation dans un délai de sept ans.
Léonce Adjévi




















