L’avenir du handball béninois est prometteur selon l’analyse de l’expert congolais de la Confédération africaine de handball (Cahb), Nkodia Chérubin. Recruté par le gouvernement du président Patrice Talon dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme de promotion et de développement des activités sportives (Ppdas), le technicien congolais a vécu à Avrankou la phase finale de la 4ème édition du Championnat national scolaire dont la finale au handball féminine a été remportée par le Ceg 1 Bassila. Sensible au talent présenté par les jeunes joueuses après seulement quelques mois de formation, Nkodia Chérubin salue les efforts du gouvernement béninois à développer son secteur sportif. C’est à travers un entretien accordé à la cellule de communication de l’Office béninois des sports scolaires et universitaires (Obssu). L’homme dévoile également les objectifs de sa mission au Bénin et parle de l’état du handball dans le pays.
Quelle est votre mission au Bénin ?
Nkodia Chérubin : Je suis recruté par le gouvernement béninois dans le cadre du Ppdas, selon lequel le président de la République souhaite que le Bénin devienne une nation sportive en Afrique. Ce programme a débuté il y a six ou sept ans. Une trentaine d’experts dans quatre disciplines, nous avons été recrutés, pour booster ce programme. Nous sommes ici pour deux ans. Cette première année a été dédiée à la formation. Nous avons formé les cadres en révisant la formation des encadrants des Classes sportives dans tous les départements. Nous avons d’abord fait une évaluation puis une reformation de tous ces encadrants. La deuxième étape consiste maintenant à détecter les enfants qui intégreront la future Académie nationale de handball avec l’aide de l’Obssu, qui organise les compétitions des jeunes.
Pourquoi les U15 pour cette 4ème édition du Championnat national scolaire ?
L’année dernière, c’était les moins de 17 ans. Nous avons souhaité abaisser l’âge de deux ans, ce qui explique que cette année, ce sont les moins de 15 ans. La tranche d’âge qui nous intéresse est celle des 12, 13 et 14 ans afin de pouvoir effectuer un travail conséquent. Nous avons commencé la détection au niveau des arrondissements, des communes, des départements et maintenant, les championnats nationaux nous permettront de confirmer certains talents ou d’en découvrir d’autres.
Quel est le niveau de jeu des équipes ?
Les U15 que nous voyons n’ont commencé à jouer au handball qu’en février, il y a six mois. Au départ, c’était difficile au niveau des arrondissements, mieux au niveau des départementales. Mais, il y a eu une période de près de deux mois entre les championnats départementaux et nationaux, ce qui a permis aux experts de préparer les équipes championnes pour le championnat national. Le niveau a considérablement monté, preuve que les filles sont motivées et que les encadrants ont bien travaillé. Pour moi, c’est une satisfaction. L’année prochaine, nous continuerons ce travail pour former une bonne équipe nationale.
Votre point de vue sur l’organisation ?
Je préfère parler de l’aspect technique. Par rapport à l’année passée à Abomey, j’ai constaté une amélioration technique cette année à Avrankou, notamment en arbitrage et en organisation. L’effort pour former des officiels techniques par la Fédération béninoise de handball a porté ses fruits. Pour le reste de l’organisation, je n’ai pas de plainte à formuler.
Le Bénin a-t-il un avenir dans le handball
Il ne faut pas oublier que le Bénin abrite la présidence de la Confédération africaine de handball (Cahb). Le président de la Confédération, étant béninois, il est normal que le Bénin ne reste pas à la traîne. J’ai toujours pensé que le Bénin devrait dominer l’Afrique de l’Ouest en handball. Avec les efforts de la Fédération et du ministère, dans six ans, le Bénin pourrait devenir la première nation africaine en handball en Afrique occidentale. Lors de la dernière coupe des clubs à Brazzaville, l’équipe de Adjidja aurait pu atteindre la finale. Le championnat professionnel en cours d’organisation montre qu’il y a un véritable effort de la part du président Sidikou Karimou. L’objectif est de former une école béninoise de handball qui pourra dominer les compétitions internationales. Avec la volonté politique, les moyens mis en place et la disponibilité des encadrants, le Bénin a un bon avenir en handball.
Source : Cell/com Obssu




















