L’esplanade du palais Houégbadja, à Kpatinsa, a servi de cadre, le samedi 26 juillet 2025, à la commémoration sous le parrainage de Dada Dèwènondé, roi d’Abomey, des 112 ans de pénétration de l’Islam dans le royaume de Danxomè sous le règne du roi Agadja. Cette retrouvaille des filles et fils, descendants, de Takpa, Malèhossou et Nondichao a servi de terreau à la réconciliation entre les partis politiques, les confessions religieuses et la société civile. Ce faisant, Bah Yacoubou Malèhossou, président de la Fondation ‘’Malèhossou’’ préoccupé par la paix au Bénin souhaite que chacun se pardonne afin que les élections générales de 2026 se déroulent dans une atmosphère de paix sans effusion de sang.
Les malheureux évènements de 2019 ayant occasionné des pertes en vies humaines taraudent encore les esprits de la Fondation Malèhossou qui ne souhaite plus que les filles et fils du Bénin payent encore cette lourde tribu lors des élections générales de 2026. C’est dans cette démarche de prévention et de préservation des acquis démocratiques et de paix que la Fondation Malèhossou a convié, lors de la célébration des 312 ans des retrouvailles des filles et fils, descendants, de Takpa, Malèhossou et Nondichao, les partis politiques, les confections religieuses et la Société civile à une réconciliation sincère et profonde avec le peuple. L’objectif est de semer la graine de paix, gage d’un développement prospère. La réconciliation ! Il faut que chacun de nous se pardonne. Personne n’est propre. Nous sommes tous des pécheurs. Avec ce pardon, nous sommes sûrs que les élections générales de 2026 vont se dérouler dans les meilleures conditions. Chers responsables religieux et chefs de partis politiques, c’est pourquoi nous avons fait l’honneur de vous inviter. Nous allons rester ensemble pour implorer Dieu afin que ce qui s’est passé en 2029 ne se répète point. Je vous en prie, je vous en prie les religieux, je vous en prie. Il y en a qui ont perdu la vie et qui ne sont plus avec nous. Je vous demande de pardonner et de prier » a plaidé Bah Yacoubou Malèhossou au milieu de ses sanglots. Sensible à ce cri de cœur émouvant de la Fondation Malèhossou, les partis politiques ont pris des engagements fermes. « Ce que vous venez de faire aujourd’hui est la démonstration que l’histoire unit, réunit et rassemble. Si tout le monde le comprend ainsi, ce pays ne sera pas brûlé » a rassuré Séraphin Agbahoungbata, représentant du parti Union progressiste le renouveau (Up-r) Pour Jacques Ayadji, président de Moèle-Bénin, le Bénin est notre oreiller qu’il faut préserver à tout prix d’ordre et la discipline. « La paix n’est pas un vain mot, la paix est un comportement et ce comportement, je le vois en deux mots : l’ordre et la discipline » a-t-il souligné. Arifari Bako, représentant du Bloc républicain a pour sa part, indiqué que son parti attache du prix à la diversité qui caractérise notre pays. « La république, c’est l’expression de la diversité. La reconnaissance de cette diversité, est l’acceptation de la différence qui constitue les prémices à la tolérance. D’où le vivre-ensemble et la paix » a-t-il caricaturé. Le représentant de Les Démocrates a, pour sa part, conditionné la paix, à la libération des détenus politiques et à la création des conditions favorables pour permettre aux exilés politiques de revenir au bercail. Si les autres estiment que chaque citoyen a une part de responsabilité dans la préservation de la paix au Bénin, Lucien Mèdjico de la société civile pense que « la clé de cette paix tant recherchée se trouve entre les mains de notre papa, le chef de l’Etat, Patrice Talon qu’il faut aller chercher… » L’imam Moutawakilou, Vice-président de l’a Fondation organisatrice soutient cet avis et implore la clémence et la magnanimité du président de la République. Quant aux confessions religieuses, elles ont prié pour la miséricorde de Dieu afin que l’on assiste à des élections pacifiques. En marge de cette célébration, filles et fils, descendants, de Takpa, Malèhossou et Nondichao ont revisité leur histoire. Des responsables de la Fondation Malèhossou ont été également distingués pour leur militantisme en faveur de la paix.
Zéphirin Toasségnitché
(Br Zou-Collines)

















