Du 1er au 2 avril 2026, l’ONG TechnoServe Bénin, à travers le projet BeniBiz, financé par l’Ambassade des Pays-Bas, la Coopération suisse et l’Union européenne, en partenariat avec Epitech Afrique, organise un hackathon dédié au développement de solutions digitales au profit des micro, petites et moyennes entreprises (MPME). Cette initiative vise à stimuler la conception de solutions financières innovantes et numériques adaptées aux MPME, à travers une démarche d’innovation collective.
Au total, dix équipes ont été présélectionnées pour concevoir et affiner des solutions numériques répondant aux défis concrets rencontrés par les MPME. Lors de la première journée, les participants finalisent leurs produits minimums viables (MVP) avant de les présenter lors de sessions de pitch devant un jury. Chaque équipe est appelée à défendre son projet, démontrer sa pertinence et convaincre de son impact. La meilleure solution sera récompensée et bénéficiera d’un accompagnement, incluant un appui financier.
Le processus prévoit également une phase d’expérimentation, suivie d’un atelier de validation impliquant les institutions financières, les banques, les systèmes financiers décentralisés (SFD) et les fonds d’investissement, afin de favoriser l’adoption des innovations proposées.
Selon Colette Kiki Houézé, Responsable de l’accès au financement à TechnoServe, le financement des MPME demeure un défi majeur pour les institutions financières, en raison notamment des insuffisances liées à la gestion, aux garanties et aux contreparties exigées. Elle souligne que ce hackathon s’inscrit dans une dynamique collaborative avec les acteurs financiers afin d’identifier des problématiques clés et d’y apporter des solutions concrètes. L’ambition est de permettre aux MPME de mieux structurer leurs activités et de renforcer leur crédibilité auprès des partenaires financiers.
De son côté, Tinos Noé Anago, Responsable du Hub d’innovation à Epitech Bénin, précise que l’accompagnement technique et en ingénierie vise à faire émerger des solutions « utiles, pratiques et immédiatement exploitables » par les acteurs du secteur, notamment les institutions de microfinance. Il relève que, malgré la diversité des solutions existantes, celles-ci restent souvent inadaptées aux réalités du terrain, ce qui freine leur adoption par les entrepreneurs.

















