Sous l’impulsion de sa Présidente, Madame Bokpè Gnancadja de l’Institut National de la Femme (INF), la prévention et de protection contre les violences basées sur le genre à travers le Bénin se poursuit avec l’antenne départementale du Mono.
À Lokossa, cette vision s’est concrétisée dans la matinée de ce samedi 27 juin 2026 à la grande cour de la Compagnie Béninoise du Textile de Lokossa par une importante séance de sensibilisation et de formation organisée au profit des agents de la Compagnie Béninoise des Textiles (CBT).
Conduite par la représentante de l’antenne départementale de l’INF dans le Mono, Madame Aiblou Assogba Igore, cette activité a réuni les responsables de l’entreprise, les travailleurs ainsi que plusieurs points focaux de l’Institut. L’objectif était de renforcer les connaissances des agents sur les différentes formes de violences basées sur le genre, leurs conséquences, les sanctions prévues par la loi et les mécanismes de protection des victimes.
Aux côtés de Madame Aiblou Assogba Igore se trouvaient Madame Pélagie Kinkpé, point focal de l’INF au Guichet Unique de Protection Sociale de Lokossa, ainsi que Madame Axelle Fagninou, point focal de l’INF au Service social scolaire de la Direction départementale des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle du Mono.
Prenant la parole à l’ouverture de la rencontre, Madame Aiblou Assogba Igore a présenté les missions de l’Institut National de la Femme. Elle a rappelé que l’INF, sous le leadership de sa Présidente Madame Bokpè Gnancadja, œuvre sans relâche pour la promotion et la protection des droits des femmes et des filles, la prévention des violences basées sur le genre, l’accompagnement des victimes et la sensibilisation des populations sur les comportements responsables favorisant un climat de paix dans les familles, les entreprises et la société.
À son tour, Madame Pélagie Kinkpé a souligné que les violences basées sur le genre ne sont pas des phénomènes nouveaux, mais qu’elles prennent aujourd’hui une ampleur préoccupante. Selon elle, les violences, le harcèlement et les abus constatés dans les milieux professionnels et familiaux nécessitent une prise de conscience collective. Elle a insisté sur le fait que cette campagne de sensibilisation vise avant tout à prévenir ces comportements, à informer les travailleurs sur leurs responsabilités et à leur faire connaître les sanctions prévues par les textes en vigueur.
Durant la formation, les communicateurs de l’INF ont développé les principales catégories de violences basées sur le genre, notamment le harcèlement, les violences sexuelles, les violences physiques, les violences psychologiques et les violences patrimoniales. Chaque forme de violence a été expliquée à travers des exemples concrets, permettant aux participants de mieux comprendre les comportements répréhensibles et leurs conséquences juridiques.
Les échanges, particulièrement interactifs, ont permis aux agents ouvriers de la CBT de poser de nombreuses préoccupations auxquelles les formateurs ont apporté des réponses précises et adaptées. Les participants ont salué la qualité des communications et la pertinence des conseils prodigués.
Le Chef du personnel de la CBT, Monsieur Narcisse Gnany, s’est réjoui de l’organisation de cette séance qu’il a qualifiée de très enrichissante.
« Cette formation nous ouvre les yeux sur de nombreuses réalités que nous ignorions parfois. Beaucoup de comportements que certains considèrent comme anodins peuvent avoir de lourdes conséquences sur les plans humain, social et juridique. Nous repartons mieux informés et davantage conscients de nos responsabilités. J’encourage chacun à mettre en pratique les enseignements reçus afin de préserver un climat de respect, de paix et d’harmonie aussi bien au sein de l’entreprise que dans nos familles. »
Intervenant à son tour, Madame Axelle Fagninou a apporté des éclaircissements sur certaines pratiques socioculturelles néfastes, notamment le lévirat, en rappelant les conséquences de cette pratique sur les droits et la dignité des femmes. Il faut rappeler que cette séance de sensibilisation et de formation à regrouper plus de 200 agents ouvriers de la Compagnie Béninoise du Textile de Lokossa.
Au terme de cette séance, les agents de la Compagnie Béninoise des Textiles ont exprimé leur satisfaction et formulé le souhait que cette initiative soit également étendue à leurs épouses et aux membres de leurs familles. Selon eux, une telle démarche contribuerait davantage à instaurer des foyers paisibles, fondés sur le respect mutuel, le dialogue et la prévention des violences. D’autres personnes autres que les agents de la CBT ont souhaité bénéficier de cette séance de sensibilisation et de formation.
Jean Eudes CHICHA
Br:Mono couffo

















