Le Groupe inter-gouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent (Giaba) poursuit la mise en œuvre de son partenariat stratégique avec les médias. Du 22 au 24 septembre 2025 en Guinée Bissau, il organise en partenariat avec la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) de la Guinée Bissau, une formation régionale à l’intention des journalistes de plusieurs pays de l’Afrique de l’ouest. Le lancement officiel a été effectué par la ministre de la communication sociale du pays hôte, Maria de Conceiçao Evora en présence du directeur général du Giaba, Edwin W. Harris Jr.
Du 22 au 24 septembre 2025, plusieurs professionnels des médias de l’Afrique de l’ouest en provenance des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) sont rassemblés en Guinée Bissau. Il s’agit d’une formation régionale organisée par le Groupe inter-gouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent (Giaba) avec l’appui de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) de la Guinée Bissau sur le journalisme d’investigation sur les crimes économiques et financiers en Afrique de l’ouest. Ce renforcement de capacités tient du fait que la région ouest-africaine continue de faire face à des menaces en constante évolution liées au blanchiment d’argent, au financement des activités terroristes et au financement de la prolifération. « En vous réunissant pendant ces trois jours, le Giaba entend poursuivre la mobilisation du secteur des médias et le renforcement de vos capacités afin que vous puissiez jouer pleinement votre rôle dans la lutte contre ces fléaux », dira le directeur général du Giaba à l’ouverture officielle de la formation. De façon précise va-t-il préciser, « nous avons l’intention d’aiguiser vos compétences en matière d’investigation sur la criminalité économique et financière, construire une alliance forte entre le Giaba et les médias pour mieux diffuser l’information sur les questions liées à la Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft), partager les initiatives régionales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, doter les journalistes de techniques d’investigation modernes et consolider un réseau de professionnels des médias engagés dans la promotion de la transparence », dira Edwin W. Harris Jr. Tout comme lui, le représentant du ministre des Finances de la Guinée Bissau, Mamadou Balde et la ministre de la Communication sociale, Maria de Conceiçao Evora, a invité les participants en provenance entre autres du Togo, du Ghana, du Nigeria, de la Sierra Leone, du Cap Vert, de la Gambie, du Sénégal et du Bénin, à tirer le meilleur parti de cette formation, en renforçant leurs capacités pour améliorer leurs connaissances en matière de Lbc/Ft et à construire des partenariats solides.
Des sections de communication riches
Pour atteindre les objectifs poursuivis, plusieurs communications sont inscrites dans l’agenda de la formation. La première journée a été particulièrement féconde. Au total, 4 experts du Giaba se sont succédé pour aiguiser davantage les connaissances des journalistes sur le thème de la formation. De la section 1 développée par Timothy Melaye à l’utilisation des outils Tic dans le journalisme d’investigation en passant par le cadre théorique du journalisme d’investigation et les méthodes d’investigation sur les crimes économiques et financiers, toutes les présentations avaient un seul objectif : fournir les rudiments nécessaires aux participants afin qu’ils aident le Giaba et les Etats membres de la Cedeao à lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. La formation se poursuivra ce mardi 23 et demain mercredi 24 septembre avec des travaux de groupe sur des simulations d’enquête journalistique et la présentation de communications sur : « Compréhension du processus et des résultats de l’évaluation mutuelle de
LBC/FT », « Compréhension des exigences éthiques du journalisme d’investigation », « Le traitement des sources dans le journalisme d’investigation :
instauration de la confiance et promotion de la coopération » et l' »Utilisation de la terminologie de Lbc/Ft dans la rédaction des rapports d’enquête ».
Serge Adanlao




















