Demain, vendredi 1er juillet 2025, la Bénin va célébrer le 65ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Cette dernière célébration de l’ère Patrice Talon est pour nombre d’acteurs politiques, l’occasion de dresser le bilan de la gouvernance du pays depuis 2016 et de d’explorer les défis des prochains mois du second mandat du chante de la rupture. Soumis à l’exercice, Iréné Josias Agossa, acteur politique, membre du parti Union progressiste le Renouveau tresse des lauriers au président tout en souhaitant que la dynamique amorcée se poursuive.
Le Matinal : Quel bilan faites-vous des différentes célébrations sous Patrice Talon ?
Iréné Josias Agossa : Les célébrations de la fête nationale sous le président Patrice Talon se distinguent par leur sobriété, leur solennité et surtout leur ancrage dans le concret. Au-delà des défilés, ce sont des moments de bilan, de projection, et surtout de mise en valeur des progrès réalisés par le pays. Depuis 2016, les 1er août ne sont plus des fêtes de folklore, mais des rendez-vous de maturité et de fierté républicaine. Le gouvernement a toujours veillé à ce que chaque célébration s’accompagne de résultats visibles : modernisation des infrastructures, renforcement des symboles de l’État, amélioration de l’image du Bénin à l’international, sans oublier l’attention particulière portée à la jeunesse et à l’identité nationale. La démarche est cohérente : une indépendance qui ne se contente pas de célébrer l’histoire, mais qui sert de tremplin pour construire l’avenir.
Quels sont vos attentes ou souhaits à l’occasion du 65ème anniversaire de la fête de l’indépendance ?
À l’occasion de ce 65ème anniversaire, mon souhait est que la jeunesse béninoise prenne pleinement conscience de son rôle historique. Le pays a aujourd’hui des bases solides : une gouvernance assainie, une économie plus dynamique, une administration modernisée. Il revient désormais à la nouvelle génération de porter le flambeau avec responsabilité. Je souhaite également que cette fête soit un moment de réflexion collective sur ce que signifie être souverain en 2025 : souveraineté alimentaire, énergétique, culturelle, numérique… Le Bénin a entamé sa transformation. Mon vœu est que ce processus se poursuive avec sérénité, dans l’unité et avec une ambition partagée.
Quels devraient être, selon vous, les défis des huit (8) prochains mois de l’ère Talon ?
Les huit prochains mois doivent être consacrés à l’approfondissement des réformes, au renforcement des acquis sociaux et à la transmission d’un héritage clair et structuré. Trois défis majeurs me semblent prioritaires : l’emploi des jeunes, en consolidant les efforts déjà entamés dans la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et l’inclusion économique ; l’aboutissement des projets structurants, notamment dans les secteurs de l’énergie, de la santé, de l’éducation et du numérique ; le renforcement de la cohésion nationale, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale en poursuivant les efforts d’équipements et de modernisation de nos forces armées, en maintenant le dialogue avec toutes les forces vives de la nation pour garantir une stabilité politique durable et un climat apaisé à la veille de la prochaine échéance présidentielle. Ce dernier virage du second mandat doit être celui de la transmission et de la continuité. Il s’agit de conclure une phase historique de notre développement avec rigueur, pour préparer une nouvelle génération à prendre le relais avec confiance. Nous sommes désormais citoyens du pays des hommes fiers.
Propos recueillis par Gabin Goubiyi



















