Le gouvernement lors du conseil des ministres du mercredi 5 novembre 2025, a marqué son accord pour la réalisation d’études dans le cadre de la construction ou de la réhabilitation de quatre-vingts (80) retenues d’eau dans différentes localités du Bénin. Ces études participent de la mise en valeur du potentiel hydroagricole dont recèle le pays en vue de développer la pratique de l’irrigation par la maîtrise totale de l’eau. L’objectif est de renforcer les capacités de résilience de notre agriculture et d’accroître sa compétitivité.
C’est une décision à saluer parce qu’elle rentre en droite ligne dans la politique agricole menée par le gouvernement du Président Patrice Talon. Depuis en 2016, l’agriculture béninoise est entrée dans une tendance haussière avec des performances de plus en plus saluées dans la sous-région et sur le continent. Ceci n’est rien d’autre que le fruit des réformes et autres actions et initiatives et surtout les investissements consentis qui ont positivement influencé la performance de la plupart des filières agricoles béninoises. Malgré ces performances et ces efforts consentis, l’agriculture béninoise reste confrontée, comme l’a démontré l’analyse situationnelle du secteur dans le Pag 2021-2026, à certains problèmes dont le faible développement des potentialités de production de cultures d’exportation industrielles, et de contre-saison. Pour régler ce problème, il est inscrit dans le Pag 2021-2026 au volet Agriculture, à l’Action 4 : « Promotion et valorisation de l’irrigation, des aménagements hydroagricoles et de la mécanisation agricole ». L’objectif est de consolider les performances que réalise l’agriculture béninoise depuis 2016, pour en faire un important levier de la transformation structurelle de l’économie. À cet effet, il est prévu au programme d’action du gouvernement 2021-2026, environ 1.016 milliards d’investissements pour des réalisations relatives à des aménagements agricoles structurants. Cela ne peut se réaliser sans la maîtrise et la gestion de l’eau. La décision de la réalisation d’études dans le cadre de la construction ou de la réhabilitation de quatre-vingts (80) retenues d’eau dans différentes localités du Bénin, est un coup de fouet à cette vision. Il faut dire que ces études concernent la construction de soixante retenues d’eau à vocation agropastorale et la réhabilitation de vingt autres réparties dans plusieurs départements et communes. Ces études participent de la mise en valeur du potentiel hydroagricole dont recèle le Bénin. En mettant en valeur, le pays se crée les moyens de développer la pratique de l’irrigation par la maîtrise totale de l’eau. L’objectif est de travailler à l’amélioration de la production, de la productivité, à renforcer les capacités de résilience et l’attractivité du secteur agricole béninois en vue d’accroître sa compétitivité.
Un défi
L’agriculture a été déclarée comme secteur prioritaire d’investissement au Bénin se traduisant par de profondes réformes engagées dans le secteur depuis 2016, avec l’opérationnalisation des agences territoriales de développement agricole (Atda), la restructuration du fonds national de développement agricole (Fnda) et de l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa). Dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag 2), élaboré pour la période 2021-2026, les réformes ont été reconduites pour plus de complétude et d’impacts. Ces réformes ont conduit à l’autorisation en début d’année 2025 de la réalisation des études techniques, socio-économiques, financières et environnementales détaillées pour l’aménagement de périmètres agricoles.
Le gouvernement du président Patrice Talon a franchi une étape décisive dans sa politique de développement agricole en lançant un ambitieux projet d’aménagement de périmètres hydroagricoles. Ce projet, qui s’étend sur plus de 6 400 hectares, vise à renforcer la sécurité alimentaire du pays et à réduire sa vulnérabilité aux aléas climatiques. Le conseil des ministres tenu le mercredi 22 Janvier 2025 a autorisé la réalisation des études techniques, socio-économiques, financières et environnementales détaillées pour l’aménagement de périmètres agricoles.
Selon le relevé du conseil des ministres, ces études portent d’une part sur une superficie nette de 6.437 hectares dont 2.937 disponibles dans les communes de Malanville et de Matéri ; et d’autre part sur 3.500 hectares répartis dans les communes de Kpomassè, Ouinhi, Sèmè-Podji et Bonou. Le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche est instruit de veiller à la conclusion des contrats avec les prestataires retenus de même qu’à la bonne exécution des missions par la Société béninoise des aménagements agricoles. Cette décision démontre à suffisance la place de choix qu’occupe l’agriculture dans le programme d’action du gouvernement du Président Patrice Talon, qui, avec son gouvernement n’entendent pas dormir sur leurs lauriers mais veulent au contraire amplifier la dynamique pour optimiser les résultats et les succès déjà salués de partout.
Valorisation de l’irrigation
L’action 4 du volet agriculture du Pag 2021-2026 prône la promotion et la valorisation de l’irrigation, des aménagements hydroagricoles et de la mécanisation agricole, ce qui a donné lieu au projet prioritaire « Développement des aménagements hydro-agricoles dans les vallées » avec pour objectifs entre autres : assurer la mise en valeur efficiente et durable des périmètres aménagés par l’accès des acteurs aux intrants et services de qualité permettant l’amélioration de la productivité et de la compétitivité des filières agricoles ciblées, Accroître la production agricole, pastorale et piscicole grâce à des infrastructures et équipements de maitrise de l’eau en vue de l’amélioration durable des revenus des exploitants et des performances de l’agriculture. Pour une mise en œuvre efficace et efficiente de cette initiative, le conseil des ministres a autorisé la contractualisation en vue de la réalisation des études techniques, socio-économiques, financières et environnementales détaillées pour l’aménagement de périmètres agricoles.
Un projet novateur
Ces études portent sur une superficie nette de 6.437 hectares. De cette superficie totale, il y a 2.937 ha disponibles dans les communes de Malanville et de Matéri ; et 3.500 hectares répartis dans les communes de Kpomassè, Ouinhi, Sèmè-Podji et Bonou. Il s’agit pour le gouvernement de mettre en valeur l’important potentiel de l’agriculture béninoise, en la rendant moins dépendante des aléas climatiques. Cette initiative se justifie par le souci d’exploiter au mieux les réservoirs hydroagricoles naturels qu’offrent les fleuves et vallées, les autres cours d’eau et leurs affluents ainsi que de vastes domaines inondables. C’est dire qu’à terme, la culture irriguée sera privilégiée pour le développement et la promotion d’un certain nombre de filières phares comme le riz et les produits maraîchers. Par ce projet, le Bénin veut donner une nouvelle dimension à son agriculture en renforçant la production nationale dans ces filières de même qu’il permettra de consolider les revenus des exploitants agricoles.
Développement des périmètres irrigués en milieu rural
Quatre ans plus tôt, le gouvernement pour assurer une meilleure sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté a initié a procédé par l’entremise du ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche Gaston Dossi Dossouhoui, au lancement officiel des travaux et de remise de quatre sites aux entreprises attributaires des marchés de construction des différentes infrastructures inscrites au projet de développement des périmètres irrigués en milieu rural (dpim). Quatre communes sur les dix-huit bénéficiaires du projet ont fait l’objet de lancement officiel de leurs sites. Il s’agit de Bamè à Zagnanado, Gounsoé à Dassa-zoumè, Attogbo à Glazoué et Pira à Bantè. L’approche d’intervention du gouvernement consistant à concentrer les efforts en des points stratégiques pour donner l’exemple et en faire profiter d’autres est salutaire. Le projet de développement des périmètres irrigués en milieu rural (Pdpim) contribue à l’autosuffisance en riz, à la diversification des cultures, à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté en milieu rural et à la création d’emplois. C’est un projet national du gouvernement béninois financé par la Banque islamique de développement. Le projet couvre différents volets et comprend l’aménagement de zones cultivables, la mise en place d’installations et d’équipements de retenues d’eau à but agro-pastoral, l’acquisition de tracteurs et motoculteurs, la construction d’infrastructures de stockage, la production et mise à disposition des producteurs de semences améliorées, la construction de pistes rurales, l’accès aux financements. Le projet prévoit pour Pira des aménagements de bas-fond sur 150 ha à Pira, la construction de deux magasins, de 6 aires de séchage, …etc le tout d’une valeur de 1.180.000.000 F cfa. Un projet pour le développement dix-huit communes du Bénin bénéficient du projet de développement des périmètres irrigués en milieu rural (Pdpim). Il s’agit de Boukoumbé, Matéri, Kouandé, Pehunco, Sinendé, Nikki, Bembèrèkè, Pèrèrè, Karimama, Gogounou, Tchaourou, Ouessè, Bantè, Glazoué, Dassa, Djidja, Zagnanado et Zogbodomey. Selon Félix Gbaguidi le Coordonnateur, c’est un projet visant à lutter contre la pauvreté en diversifiant les cultures (riz, maïs, et cultures maraîchères) et contribuant à la sécurité alimentaire par l’accroissement de la production, des actions de désenclavement. Il améliore la terre par l’aménagement des bas-fonds, la création des petits périmètres irrigués, la lutte anti érosive. Le projet l’eau par la création de fermettes irriguées autour des puits à grands diamètres et des retenues d’eau. Le projet s’articule autour de quatre composantes que sont : – le développement agricole par l’aménagement des terres agricoles et accès aux équipements agricoles et aux marchés – le renforcement des capacités et appui institutionnel – l’appui financier aux producteurs à travers la microfinance participative islamique de la Bid l’appui à la gestion du projet.
Sergino Lokossou

















