En écho à l’édition 2026 de la Journée internationale des droits des femmes, le mouvement sportif national, sous l’égide du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos Ben), s’est retrouvé à Cotonou, le samedi 21 mars dernier, pour une session de travail intense.
Loin des célébrations classiques, l’événement s’est aligné sur la thématique mondiale de l’édition 2026: « Droits-Justice-Action. Pour toutes les femmes et filles ». L’objectif était de transformer les barrières en opportunités à travers trois panels de haut niveau. Pour Julien Minavoa, président du Cnos Ben, cette rencontre était avant tout un hommage au mérite. « Non seulement ce sont les plus belles dames qui se retrouvent, mais ce sont également celles qui méritent d’être honorées », a-t-il déclaré avec fierté avant de préciser : « Ce sont les femmes qui ont par le passé ou qui continuent aujourd’hui à faire valoir leur organisme ». Parmi les figures marquantes présentes, l’avocate et vice-présidente de la Fédération béninoise de handball, Clarisse H. Hounzali, a apporté un éclairage crucial sur la protection des pratiquantes. Dans sa présentation axée sur la thématique : « Qu’est-ce que la justice pour vous ? », elle a notamment insisté sur la nécessité pour la jeune fille de s’approprier son corps et les réalités du milieu. « La jeune fille qui vient au sport doit savoir qu’elle est dans un monde où elle doit se préparer à affronter les difficultés », a signifié la juriste. Elle a toutefois tenu à rassurer sur l’arsenal juridique existant au Bénin : « Le Bénin a suffisamment un cadre législatif bien corsé, bien déterminé et bien logique en plus, pour protéger les femmes, quel que soit le milieu dans lequel nous sommes, de sorte à ce que le milieu sportif n’y échappe pas ».
Le sport, moteur d’affirmation sociale
Au-delà de la performance physique, le sport s’est révélé être un puissant levier d’émancipation. C’est le message porté par Rafiatou Anikè Sitou, présidente de l’Apvs. Pour cette figure du football et de la boxe locale, l’engagement athlétique est une école de vie. « Le sport peut permettre à la fille, à la femme de s’affirmer. Il lui permet de gagner un leadership, d’avoir une certaine maîtrise de soi au-delà de tout et de participer de façon positive aux prises de décisions », a-t-elle martelé. En lançant un appel vibrant à la mobilisation, elle a conclu : « Je dirais « toutes au sport » parce que le sport, c’est la santé, mais c’est aussi le développement de la société en général ». Entre partages d’expériences de championnes comme Odile Ahounwanou et analyses techniques de dirigeantes telles que Lamatou Tegbé, Romance Vinakpon, Débora Louis, Célestine Adjannonhoun, Constance Meffon ou Léa Guillaume, cette journée marque un tournant. Le mouvement sportif béninois ne se contente plus d’inclure les femmes : il s’organise désormais pour qu’elles dirigent.
Karol B. Sékou (Coll)




















